La ministre espagnole des Finances, Nadia Calviño, a réitéré la volonté de la Présidence espagnole du Conseil de l'Union européenne de parvenir, avant fin 2023, à un accord global sur la révision du Pacte de stabilité et de croissance, mercredi 20 septembre, lors d'un dialogue avec la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
Plusieurs eurodéputés - Jonás Fernández (S&D, espagnol), Ernest Urtasun (Verts/ALE, espagnol), René Repasi (S&D, allemand) - lui ont demandé si la réforme allait inclure des paramètres ('benchmarks') quantitatifs uniformes de consolidation des finances publiques. La ministre a toutefois éludé les questions de fond, répétant à l'envi que les futures règles devront permettre une réduction de la dette tout en préservant les marges de manœuvre pour les investissements dans les transitions climatique et numérique.
Il n'y a « pas de plan B » : tous les ministres soutiennent « le calendrier ambitieux » de la Présidence espagnole et considèrent idoines les quatre axes de travail identifiés, a-t-elle noté, en référence à la note spécifique transmise en juillet aux États membres (EUROPE 13244/19).
Figurent parmi les autres priorités de la Présidence espagnole : la révision du cadre financier pluriannuel 2021-2027, le parachèvement de l'union bancaire, la lutte contre le blanchiment d'argent et l'évasion fiscale et la stimulation de la compétitivité. Sur le renforcement du cadre de gestion de crise bancaire (CMDI), « il faut réparer le toit de l'édifice tant que le temps est clément », a-t-elle avancé.
Avoirs russes gelés. À Luděk Niedermayer (PPE, tchèque), qui lui demandait où en sont les travaux au Conseil sur la confiscation des avoirs publics russes gelés (EUROPE 13213/5), Mme Calviño a rappelé que les États membres étudiaient « différentes options ». « Nous n'irons de l'avant qu'à partir du moment où il y aura une couverture juridique » afin d'éviter les « effets indésirables », a-t-elle souligné.
NGEU. Eva-Maria Poptcheva (Renew Europe, espagnole) lui a demandé pourquoi les autorités espagnoles n'avaient pas encore publié la liste des 100 principaux bénéficiaires du plan de relance espagnol (EUROPE 13253/43). D'après Mme Calviño, l'Espagne est considérée comme un exemple à suivre en matière de transparence de l'utilisation des fonds européens, pointant l'hétérogénéité des données que les États membres ont transmises à la Commission européenne. (Mathieu Bion)