Des chercheurs du ‘Réseau pour la justice fiscale’ (‘Tax Justice Network’) ont estimé qu’il était nécessaire de mettre en place une taxation des grandes fortunes pour de financer la transition écologique et sociale, d'après une étude mandatée par les Verts/ALE et publiée mercredi 20 septembre.
Cette étude s’inscrit dans un contexte où de plus en plus de personnes - hommes et femmes politiques, milliardaires, ONG... - se mobilisent pour mettre en place une taxe sur les grandes fortunes au niveau international (EUROPE 13244/21).
Ils ont exploré la possibilité d’introduire, à l’échelle de l’Union européenne, un impôt progressif sur la richesse sur le modèle de l’impôt de solidarité adopté en Espagne début 2023. Ils en sont arrivés à recommander de mesures : la mise en œuvre d'un impôt sur la fortune modéré et progressif et la transparence totale de la propriété effective pour tous les types de sociétés et d'actifs.
Cet impôt viserait à obtenir une contribution raisonnable de la part des 0,5% des personnes les plus riches de l’Union européenne, qui possèdent actuellement près de 20% de la richesse européenne. Selon les données de World Inequality Database, rien qu’au cours de la dernière décennie, ces personnes ont vu leur fortune augmenter de 35%.
Cela représenterait 1,8 million de personnes, soit 5% de la population de l’UE. Cette taxe serait comprise entre 1,7 et 3,5% de l’ensemble du capital de ces individus. Collectivement, par la récupération des fonds perdus en raison d'abus fiscaux et la mise en œuvre d'un impôt modéré sur les personnes les plus fortunées, les États membres de l'UE peuvent générer 272,8 milliards d'euros supplémentaires par an, soit 1,73% du PIB total de l'UE.
Lire l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/8o7 (Anne Damiani)