La deuxième réunion de négociation politique entre le Parlement européen et le Conseil de l’UE, convoquée lundi 18 septembre sur la directive relative aux travailleurs des plateformes numériques, a laissé des impressions mitigées à ses participants.
Cette réunion a porté sur la supervision humaine des décisions automatisées ou la transparence dans le traitement des données personnelles.
Selon le président de la commission Emploi et Affaires sociales du PE, Dragoș Pîslaru (Renew Europe, roumain) qui parlait le 19 septembre au nom de la rapporteure Elisabetta Gualmini (S&D, italienne), cette dernière a insisté sur le contrôle et les inspections pour vérifier la bonne classification d'emploi mais aucun accord n'a été trouvé.
La question de la supervision humaine des décisions est aussi restée ouverte. D'ailleurs, aucun chapitre n’a pu être clôturé lundi malgré une réunion plus longue que prévu et quelques progrès, selon une source. Pour d'autres, le Conseil de l’UE aurait en revanche marqué un recul sur quelques points, comme sur la définition des systèmes automatisés.
La prochaine réunion aura lieu le 3 octobre.
Lettre des syndicats européens
De leur côté, la Confédération européenne des syndicats et ses fédérations ont appelé les décideurs politiques, le 18 septembre, dans une lettre conjointe, « à adopter une directive forte sur le travail de plateforme, qui mettrait fin à l'exploitation des travailleurs vulnérables et rétablirait une concurrence loyale dans une économie de plateforme qui se développe rapidement ».
Lien vers la lettre : https://aeur.eu/f/8nk (Solenn Paulic)