login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13249
ÉTAT DE l'UNION / Social/emploi

Ursula von der Leyen annonce un Sommet social en 2024 avec les partenaires sociaux européens

Les pénuries de main-d'œuvre et de compétences sont l’un des principaux « défis pour l’industrie européenne dans les prochaines années » et les partenaires sociaux devront s’y attaquer en 2024 lors d’un Sommet social co-organisé avec la Présidence belge du Conseil de l’UE à Val Duchesse, en Belgique, a annoncé mercredi 13 septembre la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Ce Sommet social fera écho à celui organisé il y a 40 ans au même endroit par le président de la Commission, Jacques Delors, qui avait permis de lancer le dialogue social européen.

« Les pénuries de main-d’œuvre et de compétences atteignent des niveaux record. 74% des PME déclarent faire face à des pénuries de compétences », a rappelé Mme von der Leyen. « Et des millions de parents – essentiellement des mères – peinent à concilier vie professionnelle et vie familiale parce qu’ils ne trouvent pas de solution d’accueil pour leurs enfants. Huit millions de jeunes sont en outre sans emploi et ne suivent ni études ni formation. Nous devons donc améliorer l’accès au marché du travail », a dit la présidente.

L'UE a aussi besoin d’une immigration de main-d'œuvre qualifiée. « Pour ce faire, nous devrions nous appuyer sur l’expertise des entreprises et des syndicats, nos partenaires de négociation collective », a encore assuré la présidente.

La lettre d'intention de la présidente évoque aussi une initiative sur les comités européens d'entreprise avant la fin de la législature, comme la Commission s'y était engagée auprès des partenaires sociaux européens, qui ont été consultés à cet effet (EUROPE 13230/22).

Déception

Un certain nombre d'élus se sont toutefois dits déçus de la faible dimension sociale de ce discours.

Le député danois de la La Gauche Nikolaj Villumsen s’est ainsi demandé si Mme von der Leyen a « réalisé que la crise qui sévit dans toute l'UE a surtout touché les personnes aux revenus les plus faibles ». Le député aurait aimé que la présidente avance une taxe sur les revenus exceptionnels du secteur énergétique. 

« J'aurais aimé entendre un engagement plus fort en faveur du pilier social », a aussi commenté Iratxe García Pérez, la cheffe de file espagnole du groupe S&D au PE.

« L'inflation, les taux d'intérêt élevés et l'augmentation des prix des prêts hypothécaires rendent difficile la réalisation du projet de vie. Le logement social est un droit, pas un bien avec lequel on peut spéculer. L'UE doit également garantir l'égalité des salaires et des chances entre les hommes et les femmes, un revenu minimum vital et une stratégie de lutte contre la pauvreté avec des objectifs contraignants ».

Lien vers la lettre d'intention : https://aeur.eu/f/8iu (Solenn Paulic)

Sommaire

ÉTAT DE l'UNION
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES