« Nous voulons donner un nouvel élan à la politique de cohésion », a déclaré, jeudi 22 juin, le président du Comité européen des régions (CdR), Vasco Alves Cordeiro, à la veille d’une réunion à Sibiu, en Roumanie, de la commission de la politique de cohésion territoriale et du budget de l’UE (COTER) du CdR.
Cette commission discutera notamment de la politique de cohésion post-2027, après l’expiration du cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE et alors que la Commission européenne vient de présenter ses propositions sur la révision à mi-parcours du CFP (EUROPE 13205/1).
« Seule une politique de cohésion forte peut garantir que les citoyens ressentent un fort sentiment d'appartenance au projet européen. La politique de cohésion ne se limite pas au financement. Elle comporte une programmation, un partenariat et une politique », a défendu M. Cordeiro lors d’une conférence de presse à Sibiu (EUROPE 13187/15).
« Le moment choisi pour cette réunion est très important, car nous discutons déjà de la politique de cohésion pour l'après 2027 », a-t-il dit, avant d'ajouter : « C'est pour nous l'une des politiques les plus importantes de l'Union européenne, si ce n'est la plus importante, car elle touche au cœur même du projet européen : la cohésion sociale, économique et territoriale ».
En réponse à une question de la presse, le président du CdR a signalé que la politique de cohésion « aide à répartir les avantages du marché unique dans toute l'Europe ». « Si vous amputez la politique de cohésion, vous touchez à une politique qui est un pilier du projet européen », a-t-il mis en garde, en réponse à ceux qui demandent une réduction du budget de l’UE alloué à la politique de cohésion.
Emil Boc (PPE, roumain), président de la COTER, a plaidé notamment en faveur d’une approche plus décentralisée pour les villes et les régions en ce qui concerne la mise en œuvre des projets communautaires dans le domaine de la politique de cohésion. (Lionel Changeur)