« J'aimerais que l'on puisse appliquer le sens de l'urgence ressenti pour la politique industrielle au marché unique », a indiqué Daniel Blockert, qui préside le groupe de travail de haut niveau sur la compétitivité et la croissance pour la Présidence suédoise du Conseil de l'UE. Il participait, jeudi 22 juin, à une conférence sur le marché unique.
Un travail sur la pleine application des règles européennes est nécessaire pour avoir un fonctionnement optimal du marché intérieur, selon lui. « Nous le savons tous, mais c'est trop lent », a-t-il regretté.
D'après Wim Martens, conseiller pour l'union Benelux, les membres de son organisation partagent aussi ce constat : « Il y a des barrières qu'il faut faire tomber ». Cela est valable, par exemple, pour la circulation des produits ainsi que la fourniture de services, a abondé Charlotte Andersdotter, cheffe de bureau à la Confédération des entreprises suédoises.
Injecter de l'argent pour soutenir l'implantation de projets industriels dans l'UE n'est pas une mauvaise idée, mais serait « une goutte d'eau dans l'océan comparé au fait d'avoir un marché unique pleinement fonctionnel », selon Daniel Blokert.
Il s'inquiète, de plus, du fait que des fonds soient retirés pour la recherche et le développement afin de soutenir des projets industriels. « Des ressources stables, prévisibles pour la recherche et le développement sont bien plus importantes que de distribuer des subventions ici et là », a-t-il insisté. (Léa Marchal)