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Bulletin Quotidien Europe N° 13142
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RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

La Bulgarie, la Pologne, la Lituanie et la Hongrie demandent à la Commission européenne de renégocier avec Pfizer le contrat de vaccins 'Covid'

Les ministres de la Santé de quatre États membres - la Bulgarie, la Pologne, la Lituanie et la Hongrie - ont publié, mardi 14 mars, au nom de leur pays, une déclaration commune concernant les achats conjoints européens de vaccins Comirnaty contre la Covid-19, développés par les entreprises pharmaceutiques Pfizer et BioNTech.

Le 14 mars, lors de la réunion des ministres de la Santé à Bruxelles, les quatre États ont estimé qu’ils faisaient face à des excès d’approvisionnement de vaccins et que les frais liés à ces approvisionnements affectaient leurs budgets. Ils craignent de devoir détruire des doses de vaccins.

Les signataires ont jugé « inacceptables » certaines des solutions proposées dans un potentiel cinquième amendement au contrat d’achat de vaccins contre la Covid-19 conclu avec Pfizer.

Les signataires ont appelé la Commission européenne à renégocier « un accord plus juste ». Ils souhaitent que les approvisionnements soient suspendus jusqu’à ce qu'une solution soit trouvée.

Les signataires ont exigé que la Commission négocie une réduction du nombre de doses contractées ou acquière les vaccins excédentaires auprès ces États membres « pour en faire don aux régions qui en ont besoin ».

Les quatre États se sont opposés aux frais de flexibilité (flexibility fees) proposés. Pour les quatre signataires, ces frais constituent une charge financière disproportionnée et posent des problèmes juridiques. Ils souhaitent ne payer les doses de vaccins qu'après leur livraison et refusent d'acquitter des indemnités en cas de non-livraison.

Les quatre signataires ont également demandé à Pfizer d’œuvrer « de bonne foi » en faveur d’une solution juste « au nom du bien commun et non pas seulement d'intérêts économiques ».

À l’issue de la réunion du Conseil, la commissaire à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Stella Kyriakides, a souligné que les ministres avaient tenu une discussion approfondie sur l’état des lieux de la vaccination contre la Covid-19 et sur les négociations pour mieux faire correspondre la demande et les approvisionnements de vaccins avec les besoins des États membres.

La commissaire a assuré aux ministres qu’elle comprenait leurs préoccupations, mais qu'il était important de continuer à travailler ensemble et au travers du comité de pilotage (steering board) établi avec l’équipe conjointe de négociations afin de trouver des solutions communes qui bénéficieraient à tous les États membres.

Une source européenne souligne que les États membres, y compris les quatre signataires, ont été impliqués dans les étapes des négociations du contrat par le biais de ce comité de pilotage.

Selon les chiffres du Centre de prévention et de contrôle des maladies, les quatre États signataires se situent sous le taux moyen européen d’administration de vaccins contre la Covid-19 pour le premier schéma vaccinal et pour la vaccination de rappel.

Lien vers la note conjointe : https://aeur.eu/f/5te (Émilie Vanderhulst)

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