Le retard pris par la Commission européenne dans la révision du règlement REACH (règlement 1907/2006 concernant l'évaluation, l'autorisation et les restrictions des substances chimiques) met en danger la santé humaine, l'environnement et la compétitivité de l'industrie européenne, selon une étude publiée par le Bureau européen de l'environnement (EEB) et CHEM Trust mercredi 15 mars.
Cette révision, initialement prévue en 2022, a été reportée à la fin 2023, rendant impossible l'adoption de la réforme pendant cette législature, au grand dam des ONG environnementales (EUROPE 13046/30).
Dans leur rapport, les deux ONG s'attachent à montrer que ce retard permettra la poursuite d'une gestion imparfaite des substances chimiques dangereuses comme les PFAS et mettra en péril l'avenir de la transition verte de l'UE.
Plus précisément, les ONG estiment que le report aura un impact négatif sur les éléments suivants :
- les objectifs du 'Pacte vert européen' en matière de biodiversité, de qualité de l'air et de l'eau et de santé humaine, y compris pour les travailleurs et les consommateurs ;
- la transition de l'UE vers une économie durable, circulaire et résiliente, avec une orientation claire pour l'innovation et les investisseurs ;
- le développement d'alternatives plus sûres, ce qui sapera les efforts de détoxification des produits de consommation courante, y compris les articles de puériculture et les textiles durables ;
- la réalisation des objectifs onusiens de développement durable.
Pour consulter le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/5tf (Aminata Niang)