Le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, a évalué à « 2% » du PIB pour 2022 le stimulus budgétaire cumulé qu'ont mis en place les pays de la zone euro pour faire face à la flambée des prix de l'énergie, lundi 7 novembre, à l'issue de l'Eurogroupe.
Clairement, a relevé M. Gentiloni, « une expansion budgétaire si forte risque d'ajouter aux pressions inflationnistes ». Il a demandé aux États membres de s'assurer que ces mesures sont viables d'un point de vue budgétaire et « ciblées », car « environ 70% » d'entre elles bénéficient à une grande partie de la population. Il a aussi noté la bonne tenue de l'investissement sur la base des analyses des projets de budget nationaux pour 2023.
Le président de l'Eurogroupe, Paschal Donohoe, n'a pas nié la difficulté à trouver le juste équilibre entre lutter contre l'inflation et soutenir les catégories vulnérables des citoyens. « Ce qui adviendra des mesures de soutien d'ici au printemps et au-delà constitue une des questions clés pour le mix budgétaire pour l'année prochaine », a-t-il ajouté.
Alors que la croissance du PIB en zone euro a ralenti à 0,2% au deuxième trimestre, le commissaire a estimé « probable » une contraction « au moins pendant les mois d'hiver ». La Commission européenne présentera de nouvelles prévisions économiques vendredi 11 novembre. (Mathieu Bion)