La directrice de la politique de sécurité et de défense au Service européen pour l’action extérieure, Joanneke Balfoort, a annoncé, jeudi 27 octobre, une nouvelle série de projets de la coopération renforcée permanente (CSP ou PESCO en anglais).
Devant la sous-commission 'sécurité et défense' (SEDE) du Parlement européen, Mme Balfoort a expliqué que les États membres avaient jusqu’à la fin du mois pour proposer de nouveaux projets.
60 projets sont déjà en cours de développement. Sur ces projets, selon Mme Balfoort, « presque la moitié devraient donner des résultats pour 2025 » et deux sont pleinement opérationnels : les équipes de réponse rapide en matière de cybersécurité et le commandement médical européen.
« La mobilité militaire est un autre projet qui donne des résultats concrets et intéresse les partenaires », a-t-elle ajouté, rappelant que trois pays tiers membres de l'OTAN – les États-Unis, le Canada et la Norvège – avaient rejoint le projet et que le Royaume-Uni pourrait bientôt en faire de même (EUROPE 13051/34). La Commission européenne devrait également présenter, le 9 novembre, un plan d’action sur la mobilité militaire.
Interrogée sur les projets qui ne progressent pas, la directrice a expliqué qu’il y avait une réévaluation continue, même si la révision est prévue pour 2025. « Il faut replacer (le sujet) dans une discussion plus large sur le développement des capacités, voir quelles sont les capacités nécessaires », a-t-elle ajouté, estimant qu’il fallait se concentrer sur les projets « véritablement opérationnels ». Elle a également rappelé que la coopération structurelle permanente n’avait que cinq ans et que les projets en matière de défense se faisaient sur la durée.
Mme Balfoort a en outre espéré que la première réunion ministérielle sur les capacités de défense, qui se tiendra le 15 novembre, se penchera sur la CSP. Le même jour, les ministres pourraient adopter des recommandations du Conseil concernant la mise en œuvre de la coopération structurelle permanente. (Camille-Cerise Gessant)