Les données montrent que les zones protégées en milieu marin sont économiquement avantageuses pour les secteurs de la pêche et de l’aquaculture en Europe, selon une étude présentée jeudi 27 octobre aux membres de la commission de la pêche du Parlement européen.
Experts et députés ont débattu d’une étude sur les 'Coûts et avantages des mesures de protection spatiale' pour la gestion de la pêche. La stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité fixe un objectif de protection de 30% (en superficie) de ses zones marines, dont un tiers devrait être strictement protégé.
Isabel Carvalhais (S&D, portugaise) a précisé que 112 700 km² de zones marines sont protégés au Portugal. « Ce sont des ressources précieuses, mais il faut impliquer les pêcheurs, car ils aident à recueillir les données », selon elle.
Caroline Roose (Verts/ALE, française) a évoqué les avantages de ces aires marines protégées (AMP) et mis en garde contre les fausses AMP.
Bert-Jan Ruissen (CRE, néerlandais) a souligné le besoin de ne pas donner l’impression aux pêcheurs que les mesures sont imposées par les politiques.
La Commission européenne a précisé que son dernier rapport montrait que 14 pays de l’UE ont présenté des plans de planification de l’espace maritime. Dans le cadre du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture (FEAMPA), il existe une « marge considérable » pour financer des projets en matière de planification de l’espace maritime.
Les groupes d’action locaux de pêcheurs peuvent œuvrer au développement côtier de leur région avec des projets liés à des AMP. « Il revient aux États membres de fournir des financements au titre du FEAMPA », a conclu la Commission.
L'auteur de l'étude a expliqué qu’au moment de la fermeture des zones, les revenus des pêcheurs baissent. Cependant, après 10 ans, le secteur bénéficie de la mise en place de ces zones. Enfin, il est possible, selon lui, d’installer des AMP près de parcs éoliens. (Lionel Changeur)