login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13049
Sommaire Publication complète Par article 14 / 29
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / ÉgalitÉ de genre

Indice d’égalité de genre 2022, progrès limités, voire en recul

L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) a dévoilé, lundi 24 octobre, son indice de l’égalité de genre pour 2022 (EUROPE 12823/16). Alors que les données analysées concernent la première année de pandémie, l’EIGE tire la sonnette d’alarme : les inégalités de genre gagnent du terrain en temps de crise et les groupes vulnérables sont les plus exposés.

Progrès lents, voire en recul

L’EIGE déplore ainsi des progrès se poursuivant « à un rythme d’escargot ». En effet, avec un indice de 68,6 (sur 100), l’UE n’a augmenté que de 0,6 points par rapport à l’an dernier et de 5,5 points depuis 2010.

Pire, « le score de cette année reflète un tournant, des baisses étant enregistrées dans plusieurs domaines pour la première fois depuis 2010 », met en garde Carlien Scheele, directrice de l’EIGE. C’est notamment le cas du taux de participation à des activités d’éducation ou au marché de l’emploi. En effet, les femmes ont consacré un temps plus important aux « activités de soin non rémunérées », telles que la garde des enfants ou les tâches ménagères. Ainsi, un tiers des répondantes estime avoir quitté le marché du travail en raison de ces activités. Leurs revenus ont également été affectés par des heures de travail réduites ou la nécessité de poser des congés sans solde. Par ailleurs, l’EIGE note que les groupes vulnérables ont été plus touchés par la crise. Ainsi, les femmes jeunes au niveau d’éducation bas ou issues de l'immigration ont été particulièrement affectées par des pertes d’emploi.

D'autres domaines, comme l'accès aux soins de santé, marquent également un recul. Le progrès de l’indice global européen est essentiellement porté par les progrès dans le domaine du pouvoir, souligne l'EIGE. L’Institut salue ainsi la participation accrue des femmes dans les prises de décision économiques et politiques, « liée à la mise en place de quotas législatifs dans une poignée d’États membres de l’UE » et insiste sur l’importance d’améliorer l’équilibre de genre dans les conseils d’administration (EUROPE 13044/24).

Une situation inégale au sein de l’UE

Les pays européens ne sont pas tous égaux face aux questions de genre. Parmi les pays les plus égalitaires, on retrouve la Suède, le Danemark et les Pays-Bas, même si, pour les deux premiers, « les progrès sont au point mort ». En effet, les progrès les plus significatifs ont été observés en Lituanie, en Belgique, en Croatie et aux Pays-Bas. En revanche, la Grèce, la Hongrie et la Roumanie enregistrent les scores les plus bas. 

Malgré les crises, les pays de l’UE « doivent être sensibles à l’égalité entre les hommes et les femmes dans le cadre de leurs mesures budgétaires et politiques », rappelle Helena Dalli, commissaire européenne à l’Égalité. « Il est essentiel que des progrès soient accomplis sur nos propositions législatives afin d’améliorer l’équilibre hommes-femmes au sein des conseils d’administration, de garantir la transparence des rémunérations et de mettre un terme à la violence à l’égard des femmes et aux violences domestiques ».

Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/3rk  (Hélène Seynaeve)

Sommaire

REPÈRES
POLITIQUES SECTORIELLES
Invasion Russe de l'Ukraine
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
BRÈVES