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Bulletin Quotidien Europe N° 13049
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

émissions de méthane, la Présidence tchèque du Conseil de l’UE propose une nouvelle approche en matière de détection et de réparation des fuites

La Présidence tchèque du Conseil de l’Union européenne a soumis aux États membres, vendredi 21 octobre, une nouvelle approche en matière de détection et de réparation des fuites de méthane provenant des infrastructures gazières (LDAR), dans le cadre de la proposition de règlement européen visant à réduire les émissions de CH4 issues du secteur de l’énergie.

Selon le texte mis sur la table par la Commission européenne en décembre 2021 (EUROPE 12854/12), les exploitants devront soumettre aux autorités compétentes « un programme de détection et de réparation des fuites » dans les trois mois à compter de la date d’entrée en vigueur du règlement et effectuer un contrôle de détection des fuites et de réparation de tous les composants concernés sous leur responsabilité dans les six mois après l’entrée en vigueur du règlement (et ensuite tous les trois mois).

Les exploitants seront également tenus de réparer ou remplacer tous les composants qui émettent une certaine quantité de méthane, à savoir 500 parties par million (ppm) ou plus, au plus tard cinq jours après la détection de la fuite.

Pour les composants dont les émissions sont inférieures à 500 ppm, ils devront vérifier que l’ampleur de la fuite n’a pas augmenté en inspectant ces composants au plus tard trois mois après la détection des émissions. 

Prague, de son côté, propose une approche en deux volets. Tous les trois mois, les exploitants devraient réaliser un contrôle focalisé sur la détection des fuites plus importantes et plus risquées et sur leur réparation dans les meilleurs délais, en utilisant des technologies de détection qui leur permettent « d'étudier rapidement leurs sites de la manière la plus rentable » (des caméras optiques d'imagerie gazeuse par exemple). Le seuil déclenchant la réparation serait fixé à 17 grammes par heure.

Tous les neuf mois, les exploitants auraient l’obligation de mener un contrôle LDAR avec une limite de détection minimale de 10 ppm ou 8,3 milligrammes par heure et un seuil de fuite déclenchant une réparation de 500 ppm ou 0,15 gramme par heure. « Ce contrôle se concentre sur la détection des petites fuites qui doivent être réparées rapidement. Elle obligera les inspecteurs à utiliser des dispositifs sensibles de faible portée (…) tels que les détecteurs à photoionisation (PID) et les détecteurs à ionisation de flamme (FID) », précise le document tchèque. 

Voir le document : https://aeur.eu/f/3ro (Damien Genicot)

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