Plusieurs eurodéputés ont exprimé leur déception, mercredi 5 octobre dans la soirée, à Strasbourg, lors d’un évènement organisé par la Confédération européenne des syndicats (CES) sur le coût de la vie, quant à la résolution adoptée le même jour sur la crise énergétique (EUROPE 13036/6) et l’action de l’UE contre la hausse des prix de l’énergie.
Eurodéputés, syndicalistes et travailleurs venus de toute l'UE et de tous les secteurs ont plaidé pour l'augmentation des salaires et des aides au revenu, une taxe sur les bénéfices et un plafonnement des prix.
« On ne peut pas accepter que les familles puissent ne plus joindre les deux bouts ; il faut un engagement du Conseil de l'UE », a notamment commenté l’Espagnole Iratxe Garcia Perez, présidente du groupe S&D, souhaitant que les « plus hauts revenus » soient aussi mis à contribution.
La Française Manon Aubry, coprésidente de La Gauche, a dénoncé le retard pris par la Commission pour répondre à la crise et regretté que son groupe ait longtemps été seul à demander des mesures contre la crise énergétique. Quant à la Belge Sara Mathieu (Verts/ALE), elle a déploré que le PE n’ait pas retenu les amendements appelant à développer un nouvel instrument SURE ou à accélérer la mise en œuvre de la directive sur les salaires minimaux.
« On n’a pas le luxe d’attendre deux ans », a-t-elle commenté. (Solenn Paulic)