Les membres de la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen ont recommandé à la plénière, jeudi 6 octobre, de ne pas donner quitus sur l’exécution des dépenses 2020 de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex).
Ils ont décidé de ne pas donner décharge sur l’exécution du budget 2020 de Frontex (15 voix contre l’octroi de la décharge et 12 voix pour).
Le vote en plénière du PE sur la décharge à accorder ou non à Frontex aura lieu lors de la session du 17 au 20 octobre (EUROPE 13014/22).
En adoptant (26 voix pour et une contre) le rapport de Tomáš Zdechovský (PPE, tchèque), les députés évoquent « l’ampleur des fautes graves et des autres irrégularités commises » par l’agence lorsqu’elle était encore dirigée par Fabrice Leggeri, qui a démissionné. Ils se disent « choqués et profondément préoccupés par le suicide d’un membre du personnel, lié à des pratiques présumées de harcèlement sexuel » et se félicitent de la réouverture de ce dossier par la nouvelle directrice exécutive par intérim de l'agence Frontex, Aija Kalnaja. 17 cas de harcèlement sexuel ont été signalés en 2020 au sein de l’Agence, dont 15 ont été classés sans suite.
Les députés demandent : - la suspension des activités de soutien de Frontex en Hongrie, compte tenu du contexte lié à l’État de droit dans le pays ; - le suivi de ses activités en Grèce, où l’Agence aurait mené des opérations de surveillance des frontières dans des régions où des refoulements illégaux de migrants ont eu lieu.
CESE et Conseil. Avec 17 voix pour, 6 contre et 3 abstentions, la commission du contrôle budgétaire recommande au PE d’octroyer la décharge à propos du budget 2020 du Comité économique et social européen. Enfin, les députés ont une nouvelle fois recommandé (25 voix pour le refus et 1 contre) de refuser d’accorder la décharge sur l’exécution du budget 2020 du Conseil et du Conseil européen. (Lionel Changeur)