Alors que le rapporteur Tomáš Zdechovský (PPE, tchèque) a suggéré, lundi 5 septembre en commission du contrôle budgétaire du Parlement européen, de donner décharge à la directrice exécutive de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) sur l’exécution du budget de l’Agence pour 2020, les autres groupes politiques (S&D, Renew Europe, Verts/ALE) s’y sont opposés.
Le (second) rapport de Tomáš Zdechovský sur la décharge à Frontex pour 2020, après la décision du PE de reporter l’octroi de la décharge (EUROPE 12945/8), sera voté le 6 octobre en commission du contrôle budgétaire du PE, avant un vote en plénière lors de la session du 17 au 20 octobre.
Pour Olivier Onidi, du conseil d'administration de Frontex, « ne pas accorder la décharge serait un signal de défiance à l’égard de la nouvelle équipe de l’agence ». Joachim Kuhs (ID, allemand) s’est dit persuadé que « les choses vont rentrer dans l’ordre » grâce à la nouvelle équipe dirigeante.
L’agence s’est retrouvée dans la tourmente après la démission de son directeur, Fabrice Leggeri.
Tomáš Zdechovský a noté que cinq des sept conditions pour le feu vert sur la décharge ont été réunies. C’est un « vrai succès », selon lui.
Isabel García Muñoz (S&D, espagnole) a estimé au contraire que les conditions ne sont pas réunies en matière de recrutement des contrôleurs des droits fondamentaux et de suspension des activités de soutien de Frontex en Hongrie.
Ramona Strugariu (Renew Europe, roumaine) a demandé le recrutement non pas de 46, mais de 80 contrôleurs des droits fondamentaux.
Le groupe Verts/ALE refuse de donner quitus à Frontex sur le budget 2020.
CESE. Mme Muñoz, rapporteur sur la décharge concernant le budget 2020 du comité économique et social européen (CESE), recommande au PE de donner décharge au secrétaire général du CESE sur l’exécution du budget 2020 de cette institution, grâce aux actions entreprises en matière de lutte contre le harcèlement et au plan d’action en matière de recrutement du personnel. (Lionel Changeur)