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Bulletin Quotidien Europe N° 13036
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / BiodiversitÉ

Le Parlement européen appelle l’UE à défendre l'élimination du trafic illicite de faune et de flore sauvages d'ici 2025 à la COP19 de la CITES

Le Parlement européen demande que l'UE soit vraiment ambitieuse lors de la19e conférence des parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d'extinction (COP19 de la CITES au Panama, 14-25 novembre) et qu'elle balaie aussi devant sa porte, selon une résolution adoptée mercredi 5 octobre à une très large majorité (549 voix pour, 28 contre et 50 abstentions).

Reprenant à son compte le rapport de sa commission de l'environnement, le Parlement demande notamment de viser l'élimination, et non la simple limitation, à l'horizon 2025, de tout trafic illégal d'espèces menacées au profit du seul commerce légal et durable de la faune et de la flore sauvages et de renforcer le plan d'action de l'UE de 2016 pour endiguer sur son territoire le commerce croissant, jugé très préoccupant, d'espèces exotiques prisées comme animaux domestiques (EUROPE 13018/6, 13031/19).

Avant le vote, la Commission européenne et le Conseil de l'UE avaient été invités à dévoiler leurs intentions pour cette COP19 et à répondre aux préoccupations des eurodéputés concernant la lutte contre le risque de transmission de zoonoses lié au commerce mondial d'espèces sauvages (EUROPE 12971/7).

Échaudée par l'attitude passée de l'UE, qui avait refusé, lors de la COP précédente, d'inscrire les éléphants d'Afrique à l'annexe I de la CITES, ou encore certains amphibiens et les grenouilles, Anja Hazekamp (La Gauche, néerlandaise), rapporteur, avait exhorté la Commission et le Conseil à écouter le Parlement s'agissant notamment de mettre un terme au commerce des produits de l'hippopotame, en particulier l'ivoire. 

« Dix pays africains ont proposé de transférer l’hippopotame dans l'annexe I. Or, la Commission semble déterminée à ne pas soutenir cette inscription », avait-elle dénoncé, espérant un soutien de l'UE eu égard aux « engagements en faveur de la biodiversité clamés haut et fort par cette Commission ».

Le ministre tchèque des Affaires européennes, Mikuláš Bek, s'exprimant au nom de la Présidence en exercice du Conseil, a indiqué qu'inverser la tendance à l'extinction d'1 million d'espèces menacées est l'un des objectifs du Conseil de l'UE et de ses États membres.

« Le Conseil souhaite adopter une position ambitieuse qui cadrera avec nos engagements internationaux et la législation européenne », a-t-il assuré. Pour preuve, selon lui : l' UE a présenté 13 de la cinquantaine d’amendements qui seront examinés lors de la COP19. « Nos propositions d’inscription sur la liste se fondent sur des critères scientifiques, sur le statut de conservation de l’espèce concernée et sur l’impact sur le statut même de cette espèce ». Selon lui, les actions ciblées pour lutter contre le braconnage des éléphants et le trafic de l'ivoire restent une priorité et l'UE promouvra à la COP19 l'harmonisation des conditions pour le commerce des éléphants vivants en Afrique.

Il a précisé que l'UE a également proposé l’inscription d’espèces d’arbres supplémentaires sur la liste de la CITES.

« L'UE est en outre favorable à un meilleur suivi des espèces importées illégalement dans UE ou a des niveaux non durables, y compris des espèces d'amphibiens et reptiles et, plus spécifiquement, certaines tortues importées dans l’UE pour servir d’animaux domestiques », a assuré le ministre.

Au nom de la Commission européenne, la commissaire à l'Égalité, Helena Dalli, a souligné que le commerce des espèces a un rôle important dans de nombreuses économies, depuis les animaux vivants et les plantes jusqu’aux produits dérivés, notamment la nourriture, le cuir, le bois, les médicaments, concédant que « nous devons toutefois le réglementer efficacement pour en assurer la durabilité et assurer la cohérence contre l'extinction des espèces ».

Elle a indiqué aux eurodéputés que « la Commission présentera bientôt les résultats de l'évaluation du plan d'action de l'UE de 2016 » contre le trafic d'espèces menacées.

Commission européenne comme Présidence tchèque du Conseil ont souligné qu'elles soutenaient pleinement la coopération de la CITES avec l'Organisation mondiale de la Santé animale pour améliorer la santé animale et ont estimé que prévenir l'émergence et la propagation de maladies zoonotiques requiert une approche 'Une seule santé' (One Health). (Aminata Niang)

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