Ambition maximale est le mot d'ordre de la commission de l'environnement du Parlement européen pour que soit endigué au niveau international le trafic criminel des espèces menacées d'extinction et que l'UE donne l'exemple.
Dans un rapport adopté le 8 septembre (58 voix pour, 1 voix contre et 6 abstentions), cette commission a arrêté sa position sur les objectifs stratégiques de l'UE pour la 19e conférence des Parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (COP19 de la CITES, Panama, 14-25 novembre) (EUROPE 12971/7).
Préoccupés par la croissance du marché des animaux de compagnie exotiques et l'éventail des espèces concernées, les députés considèrent qu'il faudrait viser non pas la simple réduction au niveau mondial du commerce illégal, mais son élimination totale à l'horizon 2025, au profit d'un commerce durable et légal.
Ils plaident aussi pour que la CITES soit mieux appliquée et davantage financée par toutes les parties.
Les députés insistent sur l'importance d'une approche de précaution pour prévenir les zoonoses et protéger la santé humaine et animale.
À l'UE, ils recommandent de revoir et d'étendre la législation existante sur le commerce des espèces sauvages pour rendre illégaux l'importation, l'exportation, la vente, l'acquisition ou l'achat d'animaux ou de plantes sauvages qui sont pris, possédés, transportés ou vendus en violation de la loi du pays d'origine ou de transit.
Ils préconisent des sanctions dissuasives en cas d'infraction et des mesures urgentes pour interdire l'importation de trophées de chasse provenant d'espèces inscrites à la CITES. Les députés souhaitent aussi l'établissement, à l'échelle de l'UE, d'une liste positive, fondée sur des données scientifiques, d'animaux autorisés comme animaux de compagnie, sans nuire aux populations sauvages et à la biodiversité européenne.
Pour la révision du plan d'action de 2016 contre le trafic d'espèces sauvages, ils demandent un financement adéquat, des objectifs clairs, 'un mécanisme de suivi', et que l'UE s'attaque au commerce en ligne et hors ligne.
Le rapport sera voté par le PE en octobre. (Aminata Niang)