L’Agence de l’UE pour le programme spatial (EUSPA) aurait connu une récente augmentation de plus de 50% de personnel depuis l’entrée en vigueur du programme spatial de l’UE et devrait atteindre plus de 300 personnes d’ici fin 2023, selon nos informations glanées mercredi 5 octobre.
Le nombre de personnes travaillant au sein de l’Agence, sise à Prague, s'établit à un peu plus de 200 personnes et d’ici fin 2023 devrait en avoir un peu plus de 300, « surtout avec nos nouvelles responsabilités concernant SST front desk », nous a confié une source, en référence à ce service qui consiste à exploiter et à consolider l’interface de prestation de services dédiée à la fourniture de services de surveillance de l’espace et de suivi des objets en orbite pour les utilisateurs.
Toutefois, ce renforcement en ressources humaines semble encore un peu lent, aux yeux de certains. Olivier Lemaître, le secrétaire général d’ASD Eurospace, qui représente les grands acteurs européens de l’industrie spatiale, s’est inquiété du manque de personnel de l’Agence de l’UE pour le programme spatial (EUSPA), lors d’une intervention à la maison de Prague à Bruxelles, le 27 septembre.
M. Lemaître s’est certes félicité des ambitions en forte hausse de l’UE dans le domaine spatial, avec notamment le programme spatial de l’UE. Toutefois, à ses yeux, le plein succès du programme ne sera possible que si des opérateurs sont chargés : – d’assurer l’interface entre les parties prenantes chargées de la phase de développement, les fournisseurs de services et les utilisateurs finaux ; – d’assumer la responsabilité des opérations et de l’évolution à long terme de l’infrastructure ; – de garantir la fourniture de données et de services continus et fiables aux utilisateurs.
Jusqu’à très récemment, a-t-il rappelé, les responsabilités en matière d’exploitation des programmes spatiaux de l’UE incombaient à un ensemble d’agences (GSA, Eumetsat et ESA). « Aujourd’hui, enfin, un nombre croissant de tâches est confié à l’EUSPA, ce qui est bien sûr logique. Néanmoins, la situation actuelle de sous-effectif au sein de l’EUSPA et sa lente montée en puissance restent des sujets de préoccupation. Il faut du temps et des ressources pour mettre en place des opérateurs forts et compétents, ne perdons pas de temps ! », a-t-il mis en garde. (Pascal Hansens)