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Bulletin Quotidien Europe N° 13036
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Droits fondamentaux

Les politiques d'inclusion des communautés roms au sein des États membres restent insuffisantes, dénoncent les députés

Le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, a débattu de la marginalisation de la communauté rom, mardi 5 octobre. Une proposition de résolution, portée par la commission de l’emploi et des affaires sociales (EMPL), a été approuvée le lendemain avec 486 votes en faveur, 109 contre et 38 abstentions.

Éradiquer la pauvreté

La proposition de résolution, discutée en présence de la commissaire européenne à l’Égalité, Helena Dalli, et du ministre tchèque des Affaires européennes, Mikuláš Bek, formule une série de recommandations. Celles-ci dénoncent la marginalisation de la communauté rom au sein de campements insalubres ainsi que son exclusion du marché de l'emploi et du système éducatif.

Alors que l’inflation menace les plus vulnérables, Estrella Durá Ferrandis (S&D, espagnole) a plaidé pour « des investissements adéquats » et une « mise en œuvre urgente de la directive sur le salaire minimum, l'augmentation du budget de la garantie européenne pour les enfants, l'intensification des efforts en matière de régimes de revenu minimum et le soutien de l'UE à un logement adéquat ».

De son côté, la députée Miriam Lexmann (PPE, slovaque) a souligné l’importance de tenir compte des obstacles « structurels et bureaucratiques » rencontrés par les autorités locales. « J’ai insisté pour que ce rapport comprenne également une proposition visant à ce que les villes et les municipalités puissent utiliser les fonds non seulement pour améliorer la situation des Roms vivant dans des campements, mais aussi celle de l'ensemble de la communauté », a-t-elle précisé. 

Pour une meilleure utilisation des fonds européens

Par ailleurs, le rapport dénonce une mobilisation inefficace et partielle des fonds européens par les États membres, liée à un manque de volonté politique, des obstacles administratifs ou des discriminations. « Nous avons une stratégie, nous avons des cadres, nous avons des recommandations, nous avons même de l'argent [...], mais les États membres n'utilisent pas pleinement les ressources », a résumé Dragoş Pîslaru (Renew Europe, roumain). « S'appuyer sur des recommandations aux États membres n'est pas la bonne façon d’avancer ».

Helena Dalli reconnaît que les cadres stratégiques nationaux prévus dans le plan 2020-2030 de soutien aux Roms dans l’UE, sont essentiels. « La Commission évalue actuellement ces cadres nationaux et publiera son bilan d'ici la fin de l'année. À partir de 2023, les États membres feront rapport sur la mise en œuvre de leurs cadres nationaux tous les deux ans », a-t-elle ajouté.

Bien que, dans l'ensemble, le rapport ait été salué, il n'a pas fait l'unanimité. Le groupe ID avait notamment proposé une série d'amendements et a finalement rejeté l'ensemble du texte. Par ailleurs, Elżbieta Rafalska (CRE) a reconnu que le texte « aborde des problèmes urgents et appelle à juste titre à l’amélioration des conditions [de vie de la communauté rom] », mais s’oppose à son appel à mettre en œuvre rapidement le système de conditionnalité du budget, jugeant que l’UE « accuse à tort certains États de ségrégation et de discrimination à l'égard des Roms fuyant l’Ukraine ». 

Voir la proposition de résolution : https://aeur.eu/f/3f2 (Hélène Seynaeve)

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