Les ministres du Commerce du G7 se sont réunis au château de Neuhardenberg en Allemagne, mercredi 14 et jeudi 15 septembre. Ils ont rappelé leur volonté de contrer les effets de la guerre menée par la Russie alors que la ministre ukrainienne de l'Économie, Yulia Svyrydenk, était à leurs côtés.
Surtout, ils ont rappelé l'importance d'un commerce mondial ouvert, selon eux. La Chine représente une de leurs « préoccupations en matière de distorsion de concurrence, de subventions aux industries, de transparence », a souligné le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis.
Pour cette raison, les membres du G7 souhaitent agir ensemble pour contrer les pratiques chinoises : « Nous allons mettre en place une politique commerciale plus robuste vis-à-vis de la Chine », a déclaré le ministre allemand de l'Économie, Robert Habeck.
Déclaration trilatérale sur le travail forcé.
Les ministres américain et japonais et le commissaire européen ont profité de cette réunion pour signer une déclaration trilatérale sur le travail forcé. Ils se sont dits « inquiets » de la situation, après la sortie du rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT) le 12 septembre, qui fait état de 28 millions de travailleurs forcés dans le monde.
Les États-Unis, le Japon et l'UE se sont engagés à combattre ce fléau, notamment en informant davantage les entreprises de leurs responsabilités et en les encourageant à être plus actives dans la lutte contre le travail forcé.
La Commission européenne a présenté, le 14 septembre, une proposition de règlement pour bannir les produits issus du travail forcé du marché européen (EUROPE 13021/17).
Voir la déclaration trilatérale : https://aeur.eu/f/33i (Léa Marchal)