Partisane d'une ambition élevée pour protéger et restaurer la biodiversité mondiale, l’Union européenne va promouvoir à l’ONU un plan en dix points pour accroître le financement de la biodiversité à l’échelle mondiale.
Les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE ont donné leur feu vert, mercredi 14 septembre, pour que le Conseil autorise la Commission européenne à approuver, au nom de l’UE, un accord non contraignant dans ce sens, le 21 septembre à New York. La décision formelle sera adoptée sans débat lors d’une session du Conseil de l’UE.
Ce plan, vu par EUROPE, est une « vision politique » à laquelle l’UE souhaite qu’un maximum de pays se rallient. Il devrait être signé lors de l’événement conjoint de haut niveau organisé par les dirigeants de l’Engagement pour la nature (Leaders Pledge for Nature), la Coalition de la haute ambition pour la nature et les gens (High Ambition Coalition for Nature and People) et l’Alliance mondiale pour les océans (Global Ocean Alliance), en marge de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Cet engagement reposera sur des principes clés et constituera un appel à l’action pour stopper et inverser la tendance au déclin de la biodiversité d’ici 2030, en mobilisant l’ensemble de la société. Les signataires s’engageront à renforcer les moyens financiers et non financiers de mise en œuvre pour transformer leurs secteurs économiques et financiers, pour intégrer la biodiversité dans toutes les politiques et tous les programmes et « sauvegarder le bien-être des gens et de la planète ».
Outre l’augmentation des financements et leur transparence, le texte promeut notamment l’affectation, par tous les pays, d’une part significative du financement climatique à la nature.
Cette vision politique est une initiative de la Coalition de la haute ambition pour la nature et les peuples, un groupe intergouvernemental de plus de 90 pays, coprésidé par le Costa Rica et la France et par le Royaume-Uni, défendant un accord mondial pour la nature et les personnes en vue d’assurer la protection et la conservation d’au moins 30% des terres et des océans du monde d'ici 2030.
Elle a vocation à créer de l’élan à la quinzième conférence des parties (COP15) de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (Montréal, en décembre) qui doit adopter un cadre pour la biodiversité mondiale.
Voir le projet de plan de financement en dix points (en anglais) : https://aeur.eu/f/336 (Aminata Niang)