Au sein de l'UE, l'utilisation de plastiques recyclés, pour peu qu'ils soient sûrs, sera désormais autorisée dans les emballages alimentaires, en vertu d'un règlement adopté jeudi 15 septembre par la Commission européenne.
Les nouvelles règles modernisent le règlement CE 1935/2004 sur les matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires, qui établit un cadre pour garantir que ces matériaux ne présentent pas de danger pour la santé humaine, n’entraînent pas une modification inacceptable de la composition des denrées ou une altération des caractères organoleptiques de ces dernières.
Le nouveau règlement établit des règles claires pour garantir que le plastique recyclé puisse être utilisé en toute sécurité dans les emballages alimentaires et permettra, ce faisant, de favoriser l'économie circulaire et de réduire l'impact du secteur sur l'environnement.
Il autorisera les processus de recyclage pour la fabrication de matériaux plastiques recyclés sûrs destinés à être utilisés dans les emballages alimentaires.
Il aidera l'industrie du recyclage à mettre en place des méthodes appropriées pour recycler les plastiques qui ne peuvent actuellement pas être recyclés en emballages alimentaires.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), quant à elle, disposera d'une base plus claire pour évaluer la pertinence des technologies de recyclage et la sécurité du plastique recyclé dans les emballages alimentaires fabriqués avec ces technologies.
Le règlement permettra d'accorder des autorisations individuelles pour plus de 200 procédés de recyclage mécanique du PET (polyéthylène téréphtalate), ce qui aidera l'industrie à atteindre l'objectif contraignant de 25% de plastique recyclé dans les bouteilles de boisson en PET d'ici 2025.
Un registre public des procédés de recyclage, des recycleurs et des installations de recyclage relevant de ce règlement sera établi.
« Étant donné qu'environ 50% de tous les emballages en plastique de l'UE sont utilisés pour des produits alimentaires, nous devons veiller à ce que ce secteur puisse évoluer vers une production alimentaire plus durable de manière sûre et efficace », a commenté la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides. (Aminata Niang)