Le Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a estimé, mardi 17 mai, que l’UE devrait avoir des missions et opérations de Politique de sécurité et de défense commune plus flexibles.
« Nous avons besoin d'équipes plus petites, plus agiles, qui peuvent gérer des demandes spécifiques d’entraînements, de conseils, d’équipements et d’accompagnements », a-t-il résumé à l’issue du Conseil ‘Défense’.
Le Haut Représentant a expliqué que les ministres avaient discuté des moyens de rendre les missions et opérations de l’UE « plus efficaces et plus flexibles, afin de répondre aux besoins des partenaires, qu'il y ait plus de formations ciblées, accompagnées des équipements ». « Et nous ne pouvons pas avoir de formule universelle ('fit-for-all formula'). Nous devons être capables d’adapter les missions à l’environnement de sécurité », a-t-il ajouté, précisant que les Européens devraient « essayer d’autoriser des tâches exécutives » en utilisant l’article 44 sur les groupes d’avant-garde.
M. Borrell a également estimé que l’UE devait agir davantage de façon préventive. « Nous devons agir avant qu’une crise n’arrive et être prêts a fournir un soutien à nos partenaires bien avant d’être dans une situation d’urgence », a-t-il expliqué.
Mali. Par ailleurs, revenant sur la situation au Mali (voir autre nouvelle), M. Borrell a confirmé que l’UE allait redimensionner ses effectifs dans ce pays, en raison de la suspension des opérations des deux missions EUTM Mali et EUCAP Sahel Mali. Il a aussi annoncé que les révisions stratégiques de ces deux missions seraient présentées la semaine prochaine aux États membres. (Camille-Cerise Gessant)