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Bulletin Quotidien Europe N° 12926
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

La stratégie ‘de la ferme à la table’ est « bénéfique » pour la sécurité alimentaire, affirme Janusz Wojciechowski

Le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a affirmé, lundi 4 avril, que la stratégie ‘de la ferme à la table’ était bénéfique pour la sécurité alimentaire, tandis que plusieurs eurodéputés des groupes PPE, ID et CRE ont demandé de revoir cette stratégie.

Le commissaire à l’Agriculture a rappelé, devant la commission de l’agriculture du PE réunie à Strasbourg, les mesures proposées pour garantir la sécurité alimentaire en ces temps de guerre en Ukraine et pour aider les agriculteurs de l’UE (soutien de 500 millions d’euros et utilisation de la réserve de crise, stockage de la viande porcine, dérogations aux règles sur le verdissement pour produire sur des parcelles mises en jachère, aides d’État…)

La plupart des députés ont salué les mesures proposées. Clara Aguilera (S&D, espagnole) a demandé, en vain, que la Commission accepte, comme pour la crise de la Covid-19, le déblocage de crédits des programmes de développement rural dans le contexte de la guerre en Ukraine. Mara Bizzotto (ID, italienne) a estimé que les mesures proposées étaient insuffisantes.

La stratégie 'de la ferme à la table' divise. Une fois encore, Herbert Dorfmann (PPE, italien) a demandé une analyse des propositions découlant du 'Pacte vert européen' à l’aune des besoins en matière de sécurité alimentaire. Il a aussi demandé, comme d’autres, dont Mme Aguilera et Luke Ming Flanagan (La Gauche, irlandais), la publication d’une étude d’impact accompagnant les nouvelles législations, dont celle sur les pesticides.

Le commissaire Wojciechowski a promis que des études d'impact seraient publiées lors de l’adoption de propositions législatives. Il a aussi affirmé s’être assuré que des dispositions soient prévues pour assurer un suivi des stratégies ‘de la ferme à la table’ et ‘biodiversité’ au regard de la sécurité alimentaire.

Selon lui, ces stratégies renforcent la sécurité alimentaire grâce à une agriculture plus durable (neutralité carbone, réduction des pesticides, bien-être animal, diversification des cultures…)

Martin Häusling (Verts/ALE, allemand) a répété que les problèmes de famine vont avoir lieu ailleurs que dans l’UE (Afrique) et en Ukraine.

Le commissaire a répondu que les nouvelles règles (dérogations) permettront justement de produire sur 4 millions d’hectares supplémentaires pour éviter des manques d’approvisionnement dans ces pays.

Il a aussi indiqué que l’UE était à l’abri des problèmes en matière d’approvisionnement alimentaire. « Il n’y a aucune menace de pénuries grâce à nos agriculteurs et grâce à la PAC », a-t-il remarqué.

Plans stratégiques. Le commissaire a confirmé qu’après l’envoi des lettres d’observation à 19 pays sur l’évaluation de leurs plans stratégiques sur la politique agricole commune (PAC), il donnait trois semaines à ces pays pour transmettre une version révisée de ces plans (EUROPE 12925/17). Ce délai doit aussi, selon la Commission, être mis à profit pour adapter les plans stratégiques au contexte de la guerre en Ukraine (résilience des systèmes agroalimentaires, outils de gestion des risques, réduction de l’utilisation des engrais et des pesticides…)

Jérémy Decerle (Renew Europe, français), de son côté, a évoqué la nouvelle proposition de directive sur les émissions industrielles, en jugeant « incompréhensible et intolérable » le fait que la Commission veuille « ranger les élevages bovins dans la catégorie des gros industriels polluants » (voir autre nouvelle). (Lionel Changeur)

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