Le Parlement européen a déploré, mardi 5 avril, que l’accord de commerce et de coopération UE/Royaume-Uni réduise progressivement de 25% la part des possibilités de pêche dans les eaux britanniques pour la flotte de l’Union sur une période de cinq ans et demi.
En adoptant (619 voix pour, 12 contre et 5 abstentions) le rapport de Manuel Pizarro (S&D, portugais) sur les effets du Brexit, le PE invite la Commission à « prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir qu’après le 30 juin 2026, l’accès réciproque aux eaux et aux ressources halieutiques sera maintenu et qu’aucune nouvelle réduction de quotas ne sera imposée aux pêcheurs de l’Union après la fin de la période de transition ».
Le commissaire à la Pêche, Virginijus Sinkevičius, a précisé qu’en vertu de l’accord UE/Royaume-Uni, après 2026 les parts de quotas sur le total des captures autorisées gérées bilatéralement « restent stables ». L'accès réciproque aux eaux est une question distincte. Conformément à l’accord, cet accès devra être renégocié chaque année à partir de 2026 dans le cadre des consultations annuelles sur les possibilités de pêche. « Nous pensons qu'il est dans l'intérêt des deux parties d'accorder cet accès réciproque et nous comptons sur les deux parties pour continuer à négocier les possibilités de pêche après 2026 de bonne foi et en assurant un équilibre mutuellement satisfaisant. Nous n'hésiterons pas à défendre les intérêts des flottes de l'UE ou à appliquer des mesures compensatoires conformément à l'accord, si le besoin s'en fait sentir », a fait valoir le commissaire. (Lionel Changeur)