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Bulletin Quotidien Europe N° 12877
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ACTION EXTÉRIEURE / Burkina faso

L'UE condamne le coup d'État militaire et réitère sa demande d'un retour immédiat à l'ordre constitutionnel

« L'Union européenne condamne le coup d’État mené au Burkina Faso qui a conduit au renversement d’un Président élu, Roch Kaboré, et à la suspension de la constitution et des Institutions par des éléments de forces armées regroupés sous le 'Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration' », a déclaré, mercredi 26 janvier, le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, dans une déclaration publiée au nom des Vingt-sept.

Il réitère l'appel de l'UE à un retour immédiat à l'ordre constitutionnel, comme il l'avait fait le 24 janvier dans une situation encore incertaine (EUROPE 12875/3). Depuis lors, le président Roch Marc Christian Kaboré, arrêté le 23 janvier, est toujours détenu par les forces militaires, qui ont déclaré qu'elles prenaient le pouvoir. 

« L’UE appelle tous les acteurs au calme et à la concorde et demande la libération immédiate de toutes les personnes illégalement détenues, à commencer par le Président Kaboré », poursuit la déclaration.

Le Haut Représentant durcit le ton en prévenant que, si l'ordre constitutionnel n'est pas rétabli, « cela aura des conséquences immédiates sur notre partenariat avec le pays ».

L'UE déplore que le dialogue n’ait pas prévalu, notamment face aux enjeux de sécurité nationale et à la situation humanitaire dans le pays. Dans le même temps, le Haut Représentant assure que « l’UE reste fortement engagée à soutenir le Burkina Faso » et « exprime sa solidarité à l’ensemble du peuple burkinabè ».

Au Parlement européen, l'inquiétude règne. « Nous demandons la libération immédiate et inconditionnelle du Président Roch Marc Christian Kaboré et de tous les autres membres de son gouvernement en détention », soulignent, dans une déclaration conjointe, le président de la commission Affaires étrangères, David McAllister, le président de la commission du développement, Tomas Tobé, et le président de la délégation du PE à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, Carlos Zorrinho. Ils « condamnent fermement le coup d'État militaire ».

« Nous insistons sur un retour immédiat à un gouvernement dirigé par des civils afin de restaurer le parlement, l'ordre constitutionnel et l'État de droit au Burkina Faso. Nous demandons instamment aux dirigeants militaires de ramener leurs forces dans les casernes et de protéger les institutions du pays », ajoutent les eurodéputés.

La situation au Burkina Faso était abordée mercredi par l'UE et les ministres des Affaires étrangères des pays du G5 Sahel (Burkina-Faso, Niger, Mali, Mauritanie, Tchad), lors d'une réunion du dialogue politique permanent qui devait se conclure mercredi soir par une déclaration de M. Borrell, sans conférence de presse.

C'est l'ambassadrice du Burkina Faso, Mme Jacqueline Marie Zaba Nikiema, qui représentait son pays à cette réunion ministérielle UE-G5, la septième depuis la création du G5 Sahel en 2014 - une réunion importante, eu égard à la situation dans ce pays et au Mali (EUROPE 12876/9, 12875/2). EUROPE y reviendra. (Aminata Niang)

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