Le commissaire européen au Voisinage, Olivér Várhelyi, a réitéré, mercredi 26 janvier, le soutien de l’UE à l’Ukraine.
« Le message est clair, l’Ukraine est un voisinage immédiat et un partenaire essentiel de l’UE », a-t-il rappelé lors d’une conférence de presse avec la ministre à l’Intégration européenne et euroatlantique, Olga Stefanishina.
M. Várhelyi a rappelé le soutien financier de l’UE – notamment avec les annonces de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lundi 24 janvier (EUROPE 12875/1) -, mais aussi en termes de vaccins contre la Covid 19 – l’UE et ses États membres ont fourni 4 millions de vaccins au pays.
Au-delà du soutien extérieur, le commissaire a rappelé que le pays devait continuer à renforcer sa résilience interne en avançant dans les réformes, y compris sur le système judiciaire et la lutte contre la corruption. « Nous avons vu des progrès significatifs dans la réforme du système judiciaire. La question la plus importante à résoudre est l’élection du procureur spécial », a-t-il expliqué, ajoutant que le reste de la réforme avançait.
Le commissaire a aussi expliqué avoir discuté avec ses partenaires ukrainiens des moyens d’approfondir davantage la coopération sectorielle sur la base de l’accord d’association.
En parallèle de la visite de M. Várhelyi à Kiev se tenait à Paris une réunion en format Normandie réunissant Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique du président français, Jens Plötner, le conseiller diplomatique du chancelier allemand, Olaf Scholz, le vice-premier ministre russe, Dmitri Kozak, et le directeur de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriy Yermak. Avant la rencontre, l’Élysée estimait qu’il était « très encourageant que les Russes aient accepté de réentrer dans ce format diplomatique, le seul où les Russes sont parties prenantes » et que la réunion donnerait une indication claire sur l’état d’esprit russe avant l’entretien téléphonique entre les présidents français et russe, prévu vendredi.
À l'heure de notre bouclage, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, devait aussi prendre la parole. EUROPE y reviendra. (Camille-Cerise Gessant)