Les ministres européens des Affaires étrangères ont réitéré, lundi 24 janvier, leur soutien aux « sanctions économiques et financières très dures » imposées le 9 janvier par la CEDEAO au Mali pour non-respect du calendrier de transition, mais aucune sanction ciblée de l'UE contre les militaires au pouvoir n'a encore été prise.
« Le report de quatre ans des élections qui étaient prévues en fin d'année et le déploiement des mercenaires des compagnies Wagner sont inacceptables pour nous », a rappelé le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell (EUROPE 12874/10, 12869/3).
Toutefois, celui-ci privilégie pour l'heure la voie diplomatique, avec la réunion conjointe de l'UE et des ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel, qu'il a convoquée pour mercredi 26 janvier afin de « faire passer des messages ».
« Aucune sanction ne sera prise d'ici mercredi », a-t-il confirmé. « La volonté politique d'appliquer des sanctions est là, mais elle doit être cohérente avec les contacts diplomatiques avec les cinq pays du G5 Sahel », a expliqué M. Borrell à la presse.
Le Haut Représentant de l'UE espère en particulier obtenir des éclaircissements du ministre malien concernant les intentions de déploiement de forces russes, les conditions dans lesquelles peut s'exercer « la mission que nous avons au Mali », et « la capacité d'agir des forces françaises et de leurs alliés ». (Aminata Niang)