La Présidence française du Conseil de l’UE a présenté aux délégations nationales, mardi 11 janvier, ses grandes priorités, structurées autour de la future constellation sur la connectivité sécurisée, l’avenir de Copernicus à l’horizon 2035 et une stratégie spatiale européenne dans le domaine de la défense et de la sécurité. La France fera aussi un suivi de la question de la gestion du trafic spatial et de l’Alliance des lanceurs.
Ainsi, l’avenir du programme européen d’observation terrestre Copernicus, qui accuse un déficit de financement en raison du Brexit (EUROPE 12845/5), est une priorité pour la Présidence française. Une première version des conclusions sur Copernicus devrait être soumise le 18 janvier. L’accent sera mis sur l’utilisation des données spatiales.
Le partage des tâches entre groupes de travail du Conseil sur le programme de navigation Galileo devrait également être discuté, nous a-t-on dit. Le Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique (COPUOS) devrait également être abordé. D’une manière générale, la Présidence française veut organiser une réunion du groupe de travail ‘Espace’ par semaine, puis augmenter la cadence des réunions durant le mois de mars (voir le calendrier dans le document en fin d'article).
Le point d'orgue du processus aura lieu les 16 et 17 février avec une réunion ministérielle informelle 'Compétitivité' dédiée à la politique spatiale, à Toulouse (EUROPE 12817/24). La réunion se concentrera, le 16 février dans la matinée, sur la constellation sécurisée et la gestion du trafic spatial. Un déjeuner de travail commun UE-ESA serait prévu. L’après-midi se tiendra le Conseil informel de l’Agence spatiale européenne (ESA). Le président français, Emmanuel Macron, devrait être présent. Il est à noter qu'un Conseil 'Espace' devrait se tenir à Luxembourg le 6 juin prochain.
Pour consulter le document de la Présidence sur Copernicus (en français) : https://bit.ly/3rj4Db4
Pour lire le document de présentation (en français) : https://bit.ly/3fjRxoj (Pascal Hansens)