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Bulletin Quotidien Europe N° 12868
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Les eurodéputés souhaitent éviter toute politisation de la révision de la ‘réserve de stabilité du marché’ du système ETS

Les différents groupes politiques du Parlement européen ont semblé s’accorder sur la nécessité que la proposition de révision de la ‘réserve de stabilité du marché’ (MSR), un mécanisme visant à régler l’excédent actuel de quotas d’émissions sur le marché carbone de l’Union européenne, reste un dossier « technique », jeudi 13 janvier, lors de la présentation du projet de rapport de l’eurodéputé Cyrus Engerer (S&D, maltais).

Ce dossier est directement lié à la révision du système d’échange de quotas d’émission (ETS) de l’UE, actuellement en cours de discussion (EUROPE 12867/3).

Son enjeu principal réside dans la fixation du taux d’admission (‘intake rate’) déterminant la part des quotas en circulation dans l’ETS qui sera mise dans la réserve. 

La Commission européenne a proposé de maintenir les paramètres actuels de la MSR (taux d’admission de 24% et quantité minimale à mettre en réserve de 200 millions de quotas) (EUROPE 12768/2).

À l’instar de M. Engerer, Cristian Buşoi (roumain) et Emma Wiesner (suédoise), rapporteurs fictifs respectivement pour les groupes PPE et Renew Europe, ont appelé à conserver cette approche et éviter de politiser ce dossier. Un avis également partagé par Peter Liese (allemand), rapporteur du Parlement pour la révision de l’ETS.

« Le dossier MSR est un dossier technique (…) Ouvrir le dossier à ce stade n’est pas approprié et ne ferait que retarder le processus », a notamment déclaré Mme Wiesner.

Rejoignant ses collègues, Michael Bloss (allemand), rapporteur fictif pour le groupe des Verts/ALE, a estimé que le grand débat politique doit se situer sur la révision de l'ETS.

Il a néanmoins plaidé pour augmenter le taux d’admission à 36% et s’est dit « très inquiet » de constater « une tendance à la politisation de ce dossier » au sein du Conseil de l’UE, « où de nombreux États membres demandent une réduction du taux d’admission de la MSR à 12% (son niveau précédent), voire moins ».

Le rapporteur fictif du groupe CRE, Alexandr Vondra (tchèque), a défendu au contraire le retour à un taux de 12%, en raison de l’augmentation des prix de l’énergie. (Damien Genicot)

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