Les États membres de l’Union européenne prévoient que les émissions de gaz à effet de serre (GES) couvertes par le système d’échange de quotas d’émission (ETS) continueront de diminuer au cours des prochaines décennies, mais à un rythme plus lent qu’auparavant, indique un rapport publié par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) mercredi 12 janvier.
Selon ce rapport, les émissions totales des installations fixes couvertes par l’ETS (usines, centrales électriques…) ont diminué de 11,4% entre 2019 et 2020, soit la plus forte baisse annuelle depuis l’entrée en application de l’ETS en 2005.
Cette baisse s’explique en grande partie par les diminutions de la demande d’électricité et de l’activité industrielle dues à la pandémie de Covid-19, précise l’AEE. Les émissions des installations de combustion et des autres activités industrielles couvertes par l’ETS ont ainsi diminué de 13,9 et 7,3% respectivement entre 2019 et 2020.
L’impact de la pandémie est encore plus fort pour l’aviation. Les émissions provenant des voyages en avion couverts par l’ETS ont ainsi chuté de 63% durant la même période.
Par rapport à 2005, les émissions des installations fixes ont diminué de 43% en 2020.
D’après les projections des États membres, les émissions couvertes par l’ETS devraient diminuer de 41 à 48% d’ici à 2030, et de 55 à 62% d’ici à 2040 par rapport à 2005, ce qui représenterait un ralentissement.
Ces réductions anticipées pourraient néanmoins s’accentuer avec la mise en œuvre du paquet ‘Fit for 55’, note l’AEE.
Accéder au rapport : https://bit.ly/3nlQZ5Q (Damien Genicot)