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Bulletin Quotidien Europe N° 12822
POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

La France et le Royaume-Uni tentent de calmer le jeu dans le conflit les opposant sur les licences de pêche

Après l'annonce de mesures de rétorsion contre le Royaume-Uni et la verbalisation de deux navires britanniques, la France et le Royaume-Uni ont tenté, jeudi 28 octobre, de calmer le jeu dans le conflit qui les oppose sur les licences de pêche accordées dans les eaux britanniques.

Le ministre britannique de l'Environnement, George Eustice, a appelé au « calme », affirmant que la porte de son gouvernement « était toujours ouverte ». Le Premier ministre français, Jean Castex, s'est dit « ouvert aux discussions », à condition que Londres « respecte ses engagements » (EUROPE 12821/10).

Le ton est rapidement monté après l'annonce par la France de l'entrée en vigueur de premières mesures de rétorsion, à compter du 2 novembre, si les pêcheurs français n'obtiennent pas d'ici là davantage de licences pour pêcher dans les eaux britanniques.

Londres a jugé ces mesures « disproportionnées » et promis une réponse « appropriée et calibrée ».

Londres ne comprend que « le langage de la force », a affirmé jeudi matin le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune. 

Dans les zones encore disputées, Londres et Jersey ont accordé un peu plus de 210 licences définitives, mais Paris en réclame encore plus de 200.

M. Eustice a réaffirmé jeudi que 98% des licences européennes demandées au Royaume-Uni avaient été accordées, une affirmation contestée par Annick Girardin, ministre de la Mer : « Les Européens ont demandé 2 127 licences, les Britanniques ont donné 1 913 licences, cela fait 90%. Et tous ceux qui n'ont pas de licence, ce sont des Français, à part un ou deux Belges ».

Les navires de pêche britanniques risquent l'interdiction de débarquer leur cargaison dans les ports français et les contrôles douaniers de camions seront renforcés.

Le renforcement des contrôles des navires britanniques semble, lui, avoir déjà commencé avec la verbalisation, par les autorités françaises, de deux bateaux de pêche du Royaume-Uni. (Lionel Changeur)

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