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Bulletin Quotidien Europe N° 12821
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Afghanistan

Personne ne s’attendait à ce que le gouvernement afghan tombe si vite, confesse John Manza

Le secrétaire général adjoint de l’OTAN pour les opérations, John Manza, a reconnu, mercredi 27 octobre, que la vitesse à laquelle le gouvernement afghan est tombé avait été une surprise.

« La façon, la vitesse à laquelle le gouvernement et les forces afghanes se sont effondrés n’avaient certainement pas été anticipées », a-t-il expliqué lors d’une audition à la sous-commission ‘Sécurité et défense’ du Parlement européen. Et d’ajouter que personne ne prévoyait de se retirer de la façon dont cela a été fait. Selon M. Manza, il n’y avait plus aucune troupe sous commandement de l’OTAN en Afghanistan à partir du 15 juillet.

M. Manza a expliqué qu’il était difficile de former du personnel, mais qu’il avait été mis en avant l’efficacité des forces spéciales afghanes, « redoutées par l’ennemi ». Selon lui, il a aussi été constaté des progrès avec les forces aériennes afghanes, tout en reconnaissant des faiblesses au niveau de l’instruction pour l’entretien des avions.

Le représentant de l’OTAN a rappelé que, selon l’ancien président Ashraf Ghani, plus de 45 000 membres de l’armée afghane sont morts au combat depuis son entrée en poste en septembre 2014. « En dépit des failles et des difficultés, les forces afghanes se sont battues sans relâche jusqu’au bout, elles n’ont pas démissionné », a-t-il ajouté.

M. Manza a aussi refusé les critiques selon lesquelles les alliés n’avaient pas été prévenus de la décision américaine. « Peut être que certains n’étaient pas contents de la décision, mais il y a eu une consultation pleine et entière », a-t-il expliqué.

L’OTAN est en train de préparer un rapport sur les leçons à tirer de l’opération en Afghanistan. Selon M. Manza, ce rapport sera présenté le 30 novembre, en amont de la réunion des ministres des Affaires étrangères. Interrogé sur l'intérêt de la mission de l'OTAN, M. Manza a été direct. « Est-ce que cela valait la peine (d’y aller) ? C’est très difficile à dire, nous avons perdu beaucoup de soldats, mais est-ce que l'effort était motivé par une bonne intention ? Oui. On ne pouvait pas savoir quelle serait l'issue, on a essayé de faire ce qui était juste, et puis malheureusement ça a déraillé », a-t-il résumé.

Point positif, M. Manza a expliqué que les alliés avaient fait preuve d’une unité pendant toute la mission. « Pendant vingt ans, les troupes ont été maintenues, les alliés se sont serré les coudes, ils ont été vraiment très solidaires », a-t-il affirmé. Il a ajouté que la mission avait permis de renforcer l’interopérabilité et la confiance entre les alliés et qu’une génération d’officiers avait combattu ensemble en Afghanistan.

Par ailleurs, selon la présidente de la sous-commission du PE, Nathalie Loiseau (Renew Europe, française), « sur 72 organisations terroristes recensées dans le monde, 18 sont présentes en Afghanistan ». (Camille-Cerise Gessant)

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