Un rapport de l'Agence européenne de l'environnement (AEE) présentant les connaissances les plus récentes sur la disponibilité de l'eau en Europe et publié mercredi 27 octobre plaide pour un passage de la gestion de crise à la gestion des risques, notamment en mettant l'accent sur les mesures relatives à la consommation d'eau pour faire face au stress hydrique.
Selon l'AEE, l'Europe doit renforcer la résilience de ses écosystèmes et utiliser l'eau plus efficacement afin de minimiser les effets du stress hydrique sur la population et l'environnement. Il convient pour cela d'améliorer la mise en œuvre et l'efficacité des politiques et réglementations de l'UE déjà en place.
Le rapport indique que les sécheresses et le manque d'eau ne sont plus des événements rares ou extrêmes en Europe : environ 20% du territoire européen et 30% des Européens sont touchés par le stress hydrique au cours d'une année moyenne, un phénomène que le changement climatique devrait aggraver. Les tendances sont particulièrement inquiétantes pour le sud et le sud-ouest de l'Europe, où le débit des cours d'eau en été pourrait diminuer de 40%, dans le cadre d'un scénario d'augmentation de la température de 3°C, souligne l'AEE.
Dans ces régions, l'agriculture, l'approvisionnement public en eau et le tourisme exercent les principales pressions sur la disponibilité de l'eau, avec des pics saisonniers importants en été.
Voir le rapport : https://bit.ly/2ZtnZQJ (Aminata Niang)