Les ambassadeurs nationaux des États membres auprès de l’UE ont décidé, mercredi 14 juillet, d’ajouter l’Ukraine à la liste des pays tiers dont les résidents peuvent voyager à nouveau dans l’UE pour des raisons non essentielles (à condition d’être vaccinés, testés négatifs ou d’être rétablis de la Covid-19), mais, dans le même temps, ils ont décidé de retirer le Rwanda et la Thaïlande, où la situation sanitaire s’est dégradée et ne répond plus aux critères européens.
La liste actuelle comporte donc 26 pays, après que les États membres avaient décidé, le 30 juin, d’ajouter 11 nouveaux pays et territoires (EUROPE 12752/13).
Le Royaume-Uni n’a toujours pas été ajouté à cette liste, qui comprend les pays suivants : l’Ukraine, les États-Unis, la Macédoine du Nord, l’Albanie, la Serbie, le Liban, Taïwan, Hong Kong, Macao, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Corée du Sud, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine, Brunéi, le Canada, la Jordanie, le Kosovo, la Moldavie, le Monténégro, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Chine, sous réserve de réciprocité.
Malte revient sur sa décision
Par ailleurs, les ambassadeurs ont eu une discussion plus large sur la situation des déplacements dans l’Union européenne, certains pays ayant exposé leurs nouvelles mesures, comme la France qui prévoit désormais un 'pass' sanitaire obligatoire, ou Malte qui vient d’abandonner sa décision de ne laisser venir sur son territoire que les personnes pleinement vaccinées. Tout le monde pourra venir à Malte désormais, mais les personnes non vaccinées devront respecter une quarantaine obligatoire de deux semaines.
Plusieurs pays ont appelé leurs voisins à mieux appliquer la recommandation sur ces voyages intra-UE adoptée le 11 juin (EUROPE 12739/6), qui avait pour objectif de coordonner les restrictions mises en place et d'ôter ces restrictions pour les personnes munies du certificat Covid européen. D’autres pays, comme l’Allemagne ou les pays nordiques, a relaté une source, ont insisté sur le droit des États membres de mettre en place des interdictions de voyages : l’Allemagne l’avait fait récemment pour le Portugal, avant, elle aussi, de mettre fin à cette interdiction.
La discussion a aussi amené un certain nombre de pays à demander une révision des critères de cette recommandation pour plus de « clarté », notamment sur les situations de forte prévalence de cas, a encore dit cette source. Ces pays ont demandé une nouvelle discussion sur ce point en septembre.
La Commission, de son côté, a insisté sur la bonne mise en œuvre de la recommandation. Elle a fait savoir, toujours selon cette source, qu’à ce stade, les États membres étaient loin de l'avoir fait. (Solenn Paulic)