Le Parlement européen a demandé que soit « rapidement » étendue la liste des six hauts responsables nicaraguayens sanctionnés depuis mai 2020 par l'Union européenne en raison de leur implication dans la répression politique et « d’y inscrire notamment le président et la vice-présidente du Nicaragua ainsi que leur cercle rapproché », jeudi 8 juillet, dans une résolution qu'ils ont adoptée sans le soutien du groupe La Gauche (629 voix pour, 19 voix contre, 40 abstentions) (EUROPE 12756/9).
Les députés condamnent fermement les actions répressives contre les partis d'opposition, les journalistes, les étudiants, les populations autochtones, les défenseurs des droits de l'homme et la société civile.
Le gouvernement nicaraguayen est pressé de lever l'état de siège, de désarmer les forces paramilitaires ainsi que de réformer la loi électorale et d'abroger les lois punitives afin de respecter les normes démocratiques élémentaires.
Selon le PE, il est nécessaire de maintenir l’aide de l’UE à la société civile et à la population du Nicaragua par l’intermédiaire des programmes de développement et des programmes humanitaires de l’Union.
Et le Parlement de demander à nouveau que, compte tenu de la situation actuelle, il soit recouru à la clause démocratique de l’accord d’association liant l'UE aux pays d'Amérique centrale depuis mai 2014 (EUROPE 11076/28).
Ont été rejetés les deux amendements du groupe Identité et Démocratie. Même chose pour l'amendement du groupe La Gauche proposant l'aide du PE pour le déploiement d'une mission d'observation électorale au Nicaragua en vue des élections présidentielles de novembre.
Voir la résolution : https://bit.ly/3wrxzhu (Mathieu Bion)