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Bulletin Quotidien Europe N° 12756
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Nicaragua

Les eurodéputés soutiennent l'élaboration de nouvelles sanctions visant le régime Ortega

Tous les groupes politiques du Parlement européen, sauf La Gauche, ont soutenu, mardi 6 juillet, l'élaboration de nouvelles sanctions contre le régime Ortega, voire visant directement l'ancien leader sandiniste au pouvoir depuis 2007, en réponse à la répression persistante au Nicaragua (EUROPE 12739/26).

Le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a rappelé « l'approche graduelle » des Vingt-sept vis-à-vis du pays d'Amérique centrale, qui combine recherche du dialogue et adoption de sanctions ciblées à l'encontre de six responsables nicaraguayens qui ont commis des violations des droits de l'homme (EUROPE 12480/12). 

« Nicaragua est entré dans une spirale de répression. Tout indique que la situation peut empirer », a estimé M. Borrell, citant l'arrestation de plusieurs candidats aux élections présidentielles de novembre et, récemment, de leaders étudiants. « Nous discutons avec les États membres de nouvelles mesures, à commencer certainement par de nouvelles sanctions », a-t-il ajouté, alors que le Conseil 'Affaires étrangères' se réunira lundi 12 juillet. En revanche, selon lui, suspendre la coopération et l'aide financière aux Nicaraguayens n'affaiblira pas la position d'Ortega.

Leopoldo López Gil (PPE, espagnol) a dénoncé une « farce » politique destinée à maintenir Ortega au pouvoir indéfiniment. « La démocratie se meurt au Nicaragua », a relevé Javi López (S&D, espagnol). Dénonçant plus de 300 assassinats politiques depuis 2018, María Soraya Rodríguez Ramos (Renew Europe, espagnole) a réclamé des sanctions contre le « conglomérat familial » qui domine au Nicaragua. Pour Tilly Metz (Verts/ALE, luxembourgeoise), il faut activer la clause 'droits de l'homme' de l'accord bilatéral de coopération. Marco Campomenosi (Identité et Démocratie, italien) a mentionné le fait qu'Ortega protège Alessio Casimirri, membre du commando ayant assassiné l'ancien Président du Conseil italien Aldo Moro en 1978. Nicaragua, Venezuela, Cuba, même combat, a tranché Hermann Tertsch (CRE, espagnol).

Seul Manu Pineda (La Gauche, espagnol) a dénoncé la partialité du Parlement, prompt à dénoncer les dérives de gouvernements d'extrême gauche en Amérique latine, mais muet sur la répression en cours en Colombie ou la destitution forcée de Dilma Rousseff au Brésil. (Mathieu Bion)

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