Les députés se sont prononcés, après en avoir débattu plus tôt dans la journée du mardi 6 juillet, sur les mesures de rationalisation à mettre en place pour la réalisation du réseau transeuropéen de transports (RTE-T) (EUROPE 12750/32).
« Le réseau 'RTE-T' et le Mécanisme pour l’interconnexion en EUROPE 2.0 sont de première importance, surtout dans le contexte nécessaire à notre relance. En matière d’énergie ou de transports, des infrastructures performantes sont indispensables pour la compétitivité, la cohérence et la réalisation du Green Deal », a souligné le rapporteur Dominique Riquet (Renew Europe, français).
La directive, qui compte parmi les chantiers importants de l’UE, doit servir à simplifier les procédures d’octroi des autorisations dans le cadre des projets transfrontaliers.
« Nous devons répondre à plusieurs difficultés en même temps. Les investissements sont souvent pénalisés par la multiplicité des études, la complexité des démarches. C’est une course d’obstacles sans fin pour les opérateurs. Il faut en général plus de dix ans pour un grand projet de transports. Sans parler de l’augmentation des coûts », a ajouté M. Riquet.
Le texte prévoit notamment la couverture de projets faisant partie du réseau central du 'RTE-T', ainsi que d’autres projets relatifs aux corridors du réseau central. Le budget total dépasse les 300 millions d’euros.
« Un guichet unique devrait voir le jour afin de centraliser les démarches et les autorisations dans les États membres. Les procédures se verront apposer une durée maximale de quatre années et les prolongations seront limitées », a précisé le rapporteur.
Le RTE-T central doit être achevé pour 2030. L’objectif pour la finalisation du réseau dans sa globalité est fixé à 2050.
Le Conseil de l’UE avait adopté sa position en première lecture le 14 juin dernier (EUROPE 12740/27). Deux semaines plus tard, le texte avait ensuite été approuvé en deuxième lecture par la commission ’Transports’ du Parlement européen.
Voir le document : https://bit.ly/3hGhRtJ (Thomas Mangin)