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Bulletin Quotidien Europe N° 12732
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies publie ses recommandations sur la vaccination des adolescents

L’Agence européenne des médicaments ayant donné son feu vert à l’utilisation du vaccin de Pfizer/BioNTech chez les 12-15 ans (EUROPE 12729/19), le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a publié, mardi 1er juin, un rapport visant à aider les autorités de santé publique européennes à prendre des décisions quant à l’administration de ce vaccin aux adolescents.

Le rapport identifie trois « objectifs potentiels » à prendre en considération : la protection de la santé des adolescents, la « normalisation » de leur vie et la réduction de la circulation virale.

Concernant le premier objectif, l’ECDC rappelle que, bien que les adolescents présentent un faible risque de maladie grave, d’hospitalisation et de décès, des formes graves du Covid-19 peuvent malgré tout survenir dans ce groupe d’âge, en particulier chez les adolescents présentant des pathologies telles que le diabète ou des maladies neurologiques, cardiaques et pulmonaires.

Il rappelle par ailleurs que quelques rares cas de syndrome inflammatoire multisystémique chez l'enfant (MIS-C) ont été observés chez des jeunes auparavant en bonne santé ayant contracté le virus. Il n’exclut pas que les variants du SRAS-CoV-2 puissent entraîner une augmentation des taux d'issue grave chez les adolescents. « Dans ce cas, le bénéfice direct de la vaccination des jeunes de 12 à 18 ans augmentera », conclut-il.

S’agissant de l’objectif de « normalisation » de la vie des adolescents, l’ECDC estime que la vaccination pourrait leur permettre un retour plus rapide à la normale, limitant ainsi les effets négatifs qu’a pu avoir la pandémie sur leur santé mentale et leur bien-être (anxiété, troubles de l’alimentation et du sommeil, dépression).

L'ECDC, enfin, estime qu'inclure les adolescents dans la campagne de vaccination pourrait contribuer à réduire la circulation du virus dans l'ensemble de la population, étant donné notamment que « le nombre de personnes que les adolescents rencontrent en moyenne est resté supérieur à celui des adultes ».

L'accent peut être mis sur la réduction de la transmission « au fur et à mesure que des progrès significatifs sont accomplis vers l'objectif de réduction des maladies graves et de la mortalité, grâce à la vaccination prioritaire des personnes âgées et des groupes à risque », nuance toutefois l'institution.

Elle conclut donc que la priorité doit être donnée à la vaccination des adolescents à haut risque de Covid-19 sévère, comme c'est le cas dans les autres groupes d'âge, et souligne qu'il convient d'examiner attentivement la situation épidémiologique et le taux de vaccination dans les groupes plus âgés avant de cibler les plus jeunes.

Pour consulter le rapport : https://bit.ly/3cdmwRT (Agathe Cherki)

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