Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé, dans la soirée de mardi 1er juin, que la décision de créer un accélérateur de technologie (EUROPE 12731/17), un nouvel « outil permettant de renforcer notre coordination, notre travail sur les technologies et de prévenir tout écart entre les Alliés » pourrait être prise lors du sommet des dirigeants de l'OTAN, prévu le 14 juin.
« L'objectif est de prendre la décision de créer cet accélérateur lors du sommet, dans deux semaines. Ensuite, nous devrons travailler sur les structures de gouvernance exactes et définir les détails ainsi que le lieu, etc. de ce nouvel accélérateur », a expliqué M. Stoltenberg à l’issue de la réunion virtuelle des ministres de la Défense. Selon lui, le sommet permettra aussi aux Alliés de choisir s’ils souhaitent ou non participer à cet accélérateur.
« Il est trop tôt pour dire exactement comment et quel type d'accès auront les alliés qui ne font pas partie de l'accélérateur. Mais il est évident qu'ils n'auront pas le même accès et ne participeront pas exactement de la même manière que les Alliés qui décident de faire partie de l'accélérateur et de le financer », a ajouté le secrétaire général.
Cependant, selon M. Stoltenberg, de nombreux Alliés devraient décider d'y participer, car « ils voient la grande valeur d'une collaboration transatlantique, d'une collaboration avec le secteur privé, d'une collaboration avec le monde universitaire, d'un soutien aux start-up et de la mise en commun des ressources ».
Devant les médias, le secrétaire général a justifié la mise en place d’un tel centre. « Les technologies nouvelles et perturbatrices telles que les systèmes autonomes, l'intelligence artificielle et le big data modifient réellement la manière dont nos armées vont opérer à l'avenir. Et nous devons maintenir notre avantage technologique, notre avance technologique, comme nous l'avons eue pendant tant de décennies », a-t-il expliqué. Il a ajouté que la Chine, par exemple, investissait massivement dans ces technologies. L’OTAN doit donc, selon M. Stoltenberg, garder une longueur d’avance. (Camille-Cerise Gessant)