Les ministres de l’Agriculture des États membres de l’UE ont débattu, lundi 22 mars, de la mise en œuvre des futurs plans stratégiques nationaux pour la politique agricole commune (PAC).
Plusieurs ministres, dont ceux d’Allemagne, de France, d'Espagne, du Luxembourg et d’Irlande, ont regretté l’absence de l’analyse d’impact sur la mise en œuvre des objectifs du 'Pacte vert européen'. Des ministres ont estimé que les recommandations de la Commission européenne sur ces plans stratégiques n’étaient pas juridiquement contraignantes.
Ce sont les États membres qui doivent choisir sur la base de la subsidiarité l’ordre de priorité à donner aux recommandations, a dit notamment le ministre belge.
« Tout ce qui n’est pas contraignant n’entre pas en ligne de compte », a même martelé le ministre hongrois. La Finlande et l'Irlande ont insisté sur la prise en compte des spécificités des États membres et du point de départ différent selon les pays.
La PAC ne peut pas tout faire. « Les plans stratégiques nationaux ne sont pas la déclinaison du 'Pacte vert européen', mais sont la déclinaison de la PAC », a insisté le ministre français, Julien Denormandie. La PAC ne doit pas contribuer seule aux objectifs du 'Pacte vert européen', a-t-il ainsi mis en garde.
La Belgique a souligné également que la PAC ne devra pas être le seul instrument utilisé pour mettre en œuvre les objectifs du 'Pacte vert européen'. « La PAC ne pourra pas tout faire », a dit aussi le ministre irlandais.
La Commission a publié, le 18 décembre, des recommandations à l'intention de chaque État membre pour contribuer à l'élaboration de leurs plans stratégiques relevant de la politique agricole commune (PAC). Ces recommandations s'inscrivent dans le cadre du dialogue entre la Commission et les États membres afin d'aider ces derniers à mettre en œuvre la PAC à partir de 2023 et de veiller à ce que leurs plans stratégiques relevant de la PAC contribuent de manière ambitieuse au 'Pacte vert' pour l'Europe.
Janusz Wojciechowski, commissaire chargé de l'Agriculture et du Développement rural, a rappelé que la Commission devait évaluer et adopter ces plans stratégiques. Ensuite, les pays de l’UE devront mettre en œuvre ces plans stratégiques « tels qu’ils ont été approuvés par la Commission », a précisé le commissaire. (Lionel Changeur)