En 2020, l'instrument SURE de soutien aux régimes nationaux de chômage partiel est venu en aide à près d'un quart des travailleurs dans les dix-huit États membres bénéficiaires, soit environ 21,5 millions d'employés et 5 millions de travailleurs exerçant une profession libérale, selon un rapport intérimaire qu'a publié la Commission européenne lundi 22 mars sur l'un des trois filets de sauvetage que l'UE a mis en place pour affronter la pandémie de Covid-19 (EUROPE 12679/3).
L'institution européenne souligne que l'impact de cet instrument novateur va « au-delà » de la simple préservation des emplois. Selon elle, l'instrument SURE démontre que l'UE a répondu efficacement et rapidement à une crise sans précédent. En y ayant recours, une majorité d'États membres ont adopté un nouveau régime d'aide au chômage partiel ou ont modifié le régime existant. Et la couverture et l'intensité de l'aide ont souvent été plus généreuses grâce au soutien de l'UE.
Pour financer l'instrument SURE, la Commission emprunte sur les marchés au nom des États membres. Elle constate le succès des émissions de titres, la demande des investisseurs étant généralement dix fois supérieure à l'offre de titres émis. Les taux d'intérêt sont aussi très faibles, voire négatifs pour les titres de durée inférieure à 15 ans. Il est estimé que ces emprunts communs ont permis des économies sur les paiements d'intérêt à hauteur de 5,8 milliards d'euros lors des quatre premières opérations d'émission de titres.
Contrairement aux subventions du Plan de relance européen, les prêts SURE font augmenter la dette publique des pays bénéficiaires.
Sur une enveloppe de 100 milliards d'euros disponibles, plus de 90 milliards ont été alloués à dix-huit États membres. Les principaux bénéficiaires sont l'Italie (27,4 milliards), l'Espagne (21,3 milliards) et la Pologne (11,2 milliards).
Voir le rapport : https://bit.ly/3f4G8tY (Mathieu Bion)