L’Italie et la France ont signé, vendredi 19 mars, une déclaration dans laquelle ils annoncent la création d’un groupe de haut niveau sur les lanceurs spatiaux européens.
Les objectifs affichés par les deux États membres sont de trouver notamment une solution partagée pour faire face aux conséquences de la pandémie sur l’industrie des lanceurs et jeter les bases d’une vision commune sur l'avenir des lanceurs européens.
Par ailleurs, dans la déclaration, les deux pays invitent l’Agence spatiale européenne (ESA), la Commission européenne et, d’une manière générale, tous les États membres à mener une réflexion approfondie sur l'avenir des lanceurs européens. Ils soulignent l'importance de « consolider » les modèles d’exploitation des futurs lanceurs Ariane 6 et Vega C et d'élaborer une vision commune d'une future famille de lanceurs européens, allant du micro-lanceur au développement d’un lanceur lourd.
En tout état de cause, ils fixent un principe cardinal et estiment nécessaire de créer une synergie entre les différents modèles de propulsion des futurs lanceurs, citant, par exemple, le moteur actuellement en développement Prometheus (qui sera entièrement imprimé en 3D).
L’Allemagne à la rescousse d’Ariane 6. À l’issue de la 296e réunion du Conseil de l'ESA, le gouvernement allemand a souscrit 99,95 millions d'euros supplémentaires destinés au lanceur Ariane 6 pour limiter les pertes de production et le manque à gagner sur les principaux sites de production allemands d'Ariane 6, après le report de près deux ans du vol inaugural (un report décidé en raison de la pandémie, EUROPE 12592/34), a rapporté le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. (Pascal Hansens)