Un groupe de sept ONG environnementales ont adressé une lettre à la Commission européenne, lundi 22 mars, l’appelant à garantir que les absorptions de CO2 des forêts ne puissent pas être utilisées pour compenser l’inaction dans la réduction des émissions de l’agriculture, du transport, de l’industrie, du logement ou de l’énergie, alors que l’institution examine actuellement la manière de réviser le règlement de l’UE sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie (UTCATF).
« L’UE ne peut s’attaquer aux crises du climat et de la biodiversité qu’en protégeant et en restaurant les forêts, mais cela ne doit pas se faire au détriment d’actions dans d’autres secteurs polluants », écrivent notamment ces organisations.
Selon elles, l’UE ne doit donc pas se fixer un objectif de réduction « nette » des émissions (c’est-à-dire avec prise en compte des absorptions de CO2) pour 2030, comme le proposent la Commission et le Conseil de l’UE dans le cadre des négociations interinstitutionnelles sur la ‘Loi Climat’, mais un objectif « brut », à l’instar de ce que défend le Parlement européen.
Elles estiment en effet qu’un objectif net « donne aux industries une excuse pour retarder la décarbonation et permet aux pays de minimiser les réductions d’émissions ».
Par conséquent, ces ONG réclament d’adopter un objectif brut conforme à l’accord de Paris, tout en fixant un objectif distinct pour l’élimination du CO2 par les forêts et les terres, dans la future 'Loi climat'.
Voir la lettre : https://bit.ly/316zScJ (Damien Genicot)