« Profondément inquiets » en raison de la détérioration continue de la situation des droits de l’homme au Bahreïn, les députés européens ont appelé le nouveau Premier ministre, jeudi 11 mars, à utiliser son autorité pour faire avancer la réforme politique et le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans son pays.
Dans la résolution commune des groupes (La Gauche, Verts/ALE, S&D, Renew Europe, PPE et CRE) qu’il a adoptée (633 voix pour, 11 contre et 45 abstentions), le Parlement européen demande la fin du harcèlement et la libération immédiate et inconditionnelle de tous les défenseurs des droits de l'homme et prisonniers d'opinion détenus et condamnés pour avoir simplement exercé leur droit à la liberté d'expression, et l'abandon de toutes les charges à leur encontre. Les autorités doivent garantir un espace sûr pour les organisations de la société civile et les médias indépendants, ajoutent les députés.
Ces derniers invitent aussi le pays à instaurer immédiatement un moratoire sur l'application de la peine de mort en tant qu'étape vers son abolition et condamnent le recours persistant à la torture et à d'autres peines ou traitements cruels et dégradants à l'encontre des détenus.
Selon le PE, les États membres de l'UE devraient arrêter tous les transferts d’armes, d’équipements et de matériel de surveillance et de renseignement susceptibles d’être utilisés par le Bahreïn pour la répression qu’il mène actuellement contre les droits de l’homme.
De plus, l’UE doit veiller à ce que les droits de l'homme soient intégrés dans tous les domaines de coopération avec le Bahreïn, y compris dans l'accord de coopération entre l'UE et le Bahreïn, estiment les députés. Ils demandent également à l'Union de rester vigilante quant à l'évolution de la situation dans le pays et dans la région du Golfe en général et d'utiliser tous les moyens d'influence à sa disposition.
Voir la résolution : http://bit.ly/2PUk1Mb (Camille-Cerise Gessant)