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Bulletin Quotidien Europe N° 12676
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

La Commission européenne autorise le vaccin de Johnson & Johnson

À la suite d'un avis positif de l'Agence européenne des médicaments, la Commission européenne a autorisé, jeudi 11 mars, un quatrième vaccin contre la Covid-19. Il s'agit du vaccin à vecteur viral développé par Johnson & Johnson, le premier à ne nécessiter qu'une seule injection. 

Pour remettre son avis, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a examiné les résultats d'une étude clinique réalisée sur 44 000 personnes, concluant à une efficacité du vaccin de 67% parmi les cas symptomatiques. Elle a estimé que les bénéfices dépassaient les risques, sachant que les effets secondaires les plus courants sont une douleur au moment de l'injection, des maux de tête, de la fatigue, des douleurs musculaires et des nausées.

Cette autorisation de commercialisation conditionnelle devrait permettre de rattraper, dans une certaine mesure, les retards de livraison des vaccins d'AstraZeneca, et ce, même si J&J a laissé entendre qu'il pourrait ne pas être en mesure de respecter ses engagements du premier semestre.

Ce qui est certain, c'est que ce vaccin s'utilise de façon plus facile que ceux développés par Pfizer/BionTech, Moderna ou AstraZeneca, puisqu'il ne nécessite qu'une seule injection et se conserve plus facilement.

Le vaccin d'AstraZeneca dans la tourmente

Une fois de plus, toutefois, c'est le vaccin d'AstraZeneca qui faisait les gros titres des journaux. Cette fois, ce ne sont pas ses retards de livraison qui sont en cause, mais les suspicions d'effets secondaires graves provoqués par son vaccin. 

Après l'Autriche la semaine dernière, le Danemark, la Norvège et l'Islande ont en effet interrompu l'inoculation du vaccin d'AstraZeneca après l'apparition de caillots chez les personnes vaccinées. 

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a réagi à ces annonces en soulignant qu'il n'existait actuellement aucune indication selon laquelle la vaccination aurait causé ces effets, qui ne sont pas listés comme des effets secondaires du vaccin d'AZ.

Selon son comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance, qui a rendu un avis préliminaire le 10 mars, les bénéfices du vaccin continuent de dépasser les risques, de sorte que « la vaccination peut se poursuivre pendant qu'une enquête approfondie est menée ». L'EMA ajoute que, selon les informations disponibles, le nombre d'événements thromboemboliques chez les personnes vaccinées (30 cas sur 5 millions) n'est pas supérieur à celui observé dans la population générale.

« L'EMA communiquera les mises à jour dès que possible », nous a répondu un porte-parole de l'agence. (Sophie Petitjean)

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