login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12671
Sommaire Publication complète Par article 24 / 40
ACTION EXTÉRIEURE / Voisinage

Géorgie, Ukraine et Moldavie veulent renforcer leurs relations avec l’UE

Les représentants de trois pays du Partenariat oriental - Géorgie, Ukraine et Moldavie - ont plaidé, jeudi 4 mars, pour le renforcement de leurs relations avec l’UE, lors d’un débat intitulé ‘Donner un nouvel élan à l’intégration européenne : l’expérience des Balkans et des États associés d’Europe de l’Est’ et organisé par Andrius Kubilius (PPE, lituanien).

L’ambassadeur ukrainien, Mykola Tochytskyi, a estimé que l’ambition de son pays d'une association politique et une intégration économique plus approfondies avait un « fondement solide ».

Pour son homologue moldave, Daniela Morari, alors que les ‘résultats à l’horizon 2020’ (20 deliverables for 2020) du Partenariat oriental doivent être revus cette année, « plus de substance et de visions pour les ‘résultats post-2020’ sont nécessaires ». L’ambassadeur a plaidé pour que plus de substance soit incluse dans des sujets de coopération tels que les transports, l’énergie, le numérique, le Green Deal ou encore la santé. Elle souhaiterait aussi approfondir la coopération en termes de sécurité, notamment sur les menaces hybrides, et le renforcement de la coopération au-delà de la zone de libre-échange complet et approfondi (DCFTA).

Pour le ministre plénipotentiaire géorgien, Zurab Khamashuridze, l’UE devrait « prendre des mesures créatives courageuses » et de « nouveaux objectifs allant au-delà des accords d’associations et des DCFTA ». Pour lui, « il y a des considérations géopolitiques qui ne peuvent pas être ignorées » et qui nécessitent une réponse de l’UE avec un engagement plus actif dans le domaine de la défense et de la sécurité, de la lutte contre les menaces hybrides ou la désinformation.

La Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine voudraient, à terme, devenir membres de l’UE. Mais la question est sensible pour les États membres, divisés sur le sujet.

De leur côté, les représentants des institutions européennes Katarína Mathernová, directrice générale adjointe à la DG NEAR de la Commission, et Richard Tibbels, chef de la division 'Partenariat oriental' au Service européen pour l’action extérieure, ont souligné la nécessité d’utiliser au maximum les outils existants (accords d’association et DCFTA).

Mme Mathernová a rappelé que ces accords offraient beaucoup aux trois pays et M. Tibbels qu’ils traduisaient des « dynamiques ». « Ils vivent et peuvent se développer en même temps que les partenaires et l’acquis de l’UE se développent », a-t-il ajouté.

Il a mis en garde contre la tentation d’un Partenariat oriental en deux parties avec la Moldavie, la Géorgie et l'Ukraine d’un côté, et la Biélorussie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan de l’autre, et de réfléchir en termes sectoriel et fonctionnel. « Il est important de ne pas avoir une séparation complète entre les trois [premiers pays] et les trois [autres] », a-t-il expliqué.

Les représentants de la Commission et du SEAE ont aussi rappelé l’importance de l’État de droit. « Les questions liées à l’État de droit sont essentielles pour nous permettre d’avancer (…) Il est essentiel que les pays redoublent d’efforts s'agissant de l'État de droit, du système judiciaire, de [la lutte contre la] corruption et les modèles oligarchiques », a expliqué M. Tibbels. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
SOCIAL - EMPLOI
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES