Le vice-président exécutif de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a estimé, jeudi 4 mars, que l'adoption des plans nationaux de relance dans le cadre du Plan de relance européen Next Generation EU ne devrait pas poser de difficultés majeures.
« S'il n'y a pas d'imprévu, il y a de bonnes chances que la Commission européenne soit en mesure de recommander l'adoption de ces plans », a déclaré M. Dombrovskis lors d'un débat en commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen (voir autre nouvelle).
Les États membres, qui ont jusqu'à fin avril pour soumettre leur plan de relance à la Commission, sont, pour la plupart, en contact préalable avec l'institution européenne pour accélérer l'adoption formelle ultérieure des plans nationaux par le Conseil de l'UE.
Le commissaire à l'Économie, Paolo Gentiloni, a relevé trois éléments dans ces discussions : - miser plus sur les investissements d'avenir en s'appuyant moins sur la possibilité d'intégrer aux plans des dépenses rétroactives (jusqu'à février 2020) directement liées à la lutte contre la pandémie de Covid-19 ; - s'engager davantage à concrétiser les recommandations par pays de politique socioéconomique de 2019 ; - expliciter et détailler les jalons qui permettront de déterminer le versement des tranches d'aides.
Selon M. Dombrovskis, si les États membres ratifient tous la décision 'ressources propres au budget de l'UE' au printemps, le préfinancement du Plan de relance européen pourra démarrer « en juillet ».
Jeudi, la Conférence des présidents des groupes politiques (CoP) du PE a décidé la création du groupe de travail qui sera chargé de donner une opinion sur les plans nationaux de relance, a déclaré à EUROPE José Manuel Fernandes (PPE, portugais). (Mathieu Bion)