Le ministre des affaires étrangères portugais, M. Augusto Santo Silva, a présenté devant les députés de la commission parlementaire du commerce international (INTA) du Parlement européen les priorités de la Présidence portugaise du Conseil de l'UE en matière de commerce, jeudi 28 janvier.
Il a affirmé qu'elle souhaitait notamment contribuer à la finalisation de l'accord avec le Mexique et à l'accélération des négociations sur l'accord avec le Chili. Concernant l'accord avec les pays du Mercosur, il a pleinement assumé une volonté de soutenir la démarche et de la faire progresser rapidement.
Mercosur. Le ministre a réitéré son soutien à la Commission européenne, qui avait proposé de ne pas revenir sur le contenu de l'accord, mais d'y inclure une déclaration conjointe précisant les engagements en décembre (EUROPE 12621/22). Il est allé un peu plus loin en répondant aux inquiétudes de certains députés concernant la situation des droits de l'homme et de la déforestation au Brésil : « On ne pourra pas avoir des accords de libre-échange (ALE) en faisant fi des principes fondamentaux, mais cela ne veut pas dire qu'il faut les transformer en accords de politique générale où les normes seraient à ce point impératives qu'elles relégueraient les dispositions commerciales au deuxième plan. On ne peut pas régler tous les problèmes avec des ALE ».
Inde. Le ministre a rappelé l'engagement de la Présidence portugaise du Conseil pour un rapprochement avec l'Inde. « Nous considérons qu'il est possible de développer des négociations en ayant à l'esprit un accord d'investissement ». Le sommet prévu entre l'UE et l'Inde donnera, selon lui, un élan politique au développement des relations entre les deux parties pendant les six prochains mois.
La députée Margarida Marques (S&D, portugaise) l'a interrogé à propos des droits de l'homme : « Avez-vous l'intention d'inscrire à l'ordre du jour du sommet UE-Inde la question des droits de l'Homme ? » D'autres collègues du Parlement se sont inquiétés au sujet de la coopération de l'Inde en matière de développement durable. (Léa Marchal)